La « ministre des crocodiles » battue aux primaires du Likoud


Après avoir provoqué la chute du gouvernement Bennett puis obtenu une place réservée et un ministère au Likoud, la ministre ne devrait pas siéger à la prochaine Knesset.

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La ministre israélienne de la Protection de l’environnement, Idit Silman, n’est pas parvenue à obtenir une place éligible lors de la primaire du Likoud. Ce revers pourrait mettre un terme à sa carrière parlementaire, selon une analyse publiée mardi par Walla.

Durant sa campagne, Idit Silman avait régulièrement rappelé son rôle dans la chute du gouvernement de Naftali Bennett et le retour au pouvoir de Benjamin Netanyahou. Cet argument n’a toutefois pas suffi à convaincre les adhérents du Likoud.

Parmi ses prises de position les plus remarquées, Idit Silman avait défendu en juillet un projet visant à installer des crocodiles autour de la prison de Ketziot, où sont détenus des membres de la force Nukhba du Hamas. « Ils ont très peur des crocodiles. Nous parlons un langage que nos ennemis comprennent », avait-elle déclaré, présentant cette mesure comme un outil de sécurité et de dissuasion. Cette initiative controversée n’a toutefois pas suffi à renforcer sa popularité auprès des adhérents du Likoud.

Idit Silman avait été placée en huitième position sur la liste de Yamina avant les élections de mars 2021. Entrée à la Knesset après la démission d’Alon Davidi, elle avait ensuite été nommée présidente de la coalition gouvernementale dirigée par Naftali Bennett.


Le 6 avril 2022, elle avait annoncé son retrait de la coalition, officiellement en raison d’un désaccord sur l’introduction de nourriture non casher pour Pessa’h dans les hôpitaux. Son départ avait privé le gouvernement de sa majorité parlementaire et accéléré sa chute.

Elle avait ensuite rejoint le Likoud, obtenu une place réservée sur sa liste électorale et été nommée ministre de la Protection de l’environnement.

Idit Silman avait depuis multiplié les critiques contre Naftali Bennett et affiché sa fidélité à Benjamin Netanyahou. Mais les électeurs du Likoud ne lui ont pas accordé suffisamment de voix pour intégrer une position réaliste sur la liste.


Pour le chroniqueur Barak Seri, auteur de l’analyse publiée par Walla, cette défaite illustre les limites des changements de camp : les militants peuvent craindre qu’une personnalité ayant quitté une ancienne formation politique ne reproduise un jour le même scénario dans la nouvelle.

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