Visite de l’Ambassadeur de France en Israël à l’Université de Tel-Aviv.
L’Ambassadeur de France en Israël, Frédéric Journès, s’est récemment rendu sur le campus de l’Université de Tel-Aviv, où il a été reçu par Maureen Meyer-Adiri, directrice de l’Ecole internationale de l’université. Il y a visité les laboratoires de pointe du Centre de nanosciences et nanotechnologies et rencontré un groupe d’étudiants du programme de licence francophone de la Faculté des sciences sociales, dirigé par Céline Corsia, au cours d’un entretien à bâtons rompus sur la situation géopolitique de la région et la vie de diplomate.

La visite des laboratoires dédié à la recherche en nanosciences et nanotechnologies a mis en lumière l’excellence scientifique israélienne et les liens étroits qui unissent la France et Israël, que ce soit au niveau des recherches conjointes, des équipements français de haute technologie disponibles au centre, ou même de la signature architecturale du bâtiment lui-même, conçu par l’architecte français Michel Rémon. « La France et Israël ont besoin de collaborer sur deux sujets principaux : les technologies de la santé et l’informatique quantique », a expliqué l’Ambassadeur.
Après un tour sur le campus, l’Ambassadeur de France a ensuite rencontré un groupe d’étudiants francophones du programme Gesher de la Faculté des sciences sociales de l’Université de Tel-Aviv, et répondu à leurs nombreuses questions sur la géopolitique régionale et le rôle de la diplomatie, au cours d’un stimulant entretien à bâtons rompus.

Il a entre autres partagé l’expérience particulière que constitue pour lui son séjour en Israël, racontant son « coup de foudre » pour le pays lors de sa première visite à l’âge de vingt-cinq ans en 1996, et la fascination qu’il avait alors éprouvé pour le sentiment d’égalité et de pluralité des opinions qui s’y exprimaient. Entré en fonction en Israël en août 2023 après un poste en Suisse, il décrit ce changement radical d’environnement comme un choc, en particulier en raison de la période. Sur le plan intellectuel, explique-t-il, il s’agit de l’expérience la plus extraordinaire qu’il ait connu, « car toute l’équipe fonctionne à 150 à l’heure ». En revanche, il raconte avoir été, depuis le début de la guerre, 253 fois soit en chambre sécurisé, soit dans un abri, soit directement allongé sur la route en raison des alertes. « J’ai dû m’occuper de mes équipes, des familles d’otages, assister aux enterrements, visiter les familles des victimes et les blessés dans les hôpitaux, et plus récemment, prendre en charge l’évacuation de 1 700 Français sortis d’Israël par Taba ».
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