Les pays qui ferment la porte aux étudiants étrangers en paient le prix
Selon “Times Higher Education”, les restrictions visant les étudiants étrangers commencent à entamer la réputation internationale de plusieurs pays clés comme l’Australie, le Canada et les Pays-Bas.
C’est un signal discret mais décisif pour les candidats à l’expatriation étudiante : l’accueil se referme. Le Times Higher Education analyse les effets déjà visibles des politiques migratoires restrictives sur les universités les plus internationales.
Le top 10 des universités les plus internationales
- Université de la ville de Hong Kong (Hong Kong)
- Université des sciences et des technologies de Hong Kong (Hong Kong)
- Université de Hong Kong (Hong Kong)
- Imperial College de Londres (Royaume-Uni)
- Université d’Abou Dhabi (Émirats arabes unis) ex æquo
- Université d’Oxford (Royaume-Uni) ex æquo
- Université de Cambridge (Royaume-Uni)
- École polytechnique fédérale de Zurich (Suisse)
- École polytechnique fédérale de Lausanne (Suisse)
- Université technologique de Nanyang (Singapour)
Le constat est sans ambiguïté : “Les universités des pays qui ont introduit des politiques d’immigration restrictives ont vu leur performance décliner dans le classement international de cette année, avant même que les répercussions complètes des changements ne se reflètent dans les données.” Autrement dit, le durcissement des conditions d’entrée commence à peser sur l’attractivité académique, bien en amont de ses effets statistiques complets.
Pour les étudiants étrangers – souvent assimilés à une forme d’expatriation temporaire –, la tendance est nette. L’Australie, le Canada et les Pays-Bas, destinations majeures, ont tous adopté des mesures pour limiter les flux : plafonnement des visas, restrictions sur les inscriptions, réduction des séjours post-diplôme. Résultat, “la majorité des universités classées en Australie, au Canada et aux Pays-Bas ont reculé dans le classement 2026”, qui mesure notamment la part d’étudiants et d’enseignants internationaux.
Ce recul s’explique aussi par un effet d’image. Comme le souligne l’analyste Cathy Tushabe, “bien que la causalité ne puisse être définitivement établie, le calendrier coïncide avec des changements de politique affectant les flux d’étudiants internationaux en Australie, au Canada et aux Pays-Bas”. Autrement dit, même avant la baisse effective des arrivées, la réputation internationale se dégrade.
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