Les journalistes n’arrivent pas a démolir Israël sur le plan économique… et couvrent de compliments l’Etat Hébreu. Le magazine GEO le prouve.

Par |2026-04-28T13:15:47+02:0028 Avr 2026|Catégories : ECONOMIE|

GEO : « Dans un environnement international marqué par une forte volatilité, l’évolution récente d’Israël ne peut que retenir l’attention des analystes. Depuis plusieurs semaines, les tensions entre les États-Unis et Iran perturbent les marchés, entraînant une hausse des prix de l’énergie et des déséquilibres dans les chaînes d’approvisionnement mondiales. Dans ce contexte, de nombreuses économies peinent à maintenir leur stabilité. Tel Aviv, en revanche, réussit à garder le cap. Une solidité étonnante.

Le premier indicateur de cette dynamique se situe sur le marché des changes. Le shekel s’est sensiblement apprécié face au dollar, franchissant un seuil qui n’avait plus été atteint depuis le milieu des années 1990, période marquée par un climat d’optimisme lié aux accords d’Oslo et à la recomposition géopolitique de l’après-guerre froide. Aujourd’hui, ce mouvement traduit surtout un afflux de capitaux, explique Forbes, jeudi 23 avril.

La technologie et la défense comme appâts

Les investisseurs tendent à privilégier des économies capables d’absorber les chocs extérieurs. Cette confiance s’appuie largement sur la performance des secteurs technologiques et de défense. Les opérations militaires récentes ont servi de démonstrateur pour les capacités israéliennes. « Cela a servi de vitrine », souligne dans les colonnes du magazine un analyste, en référence à l’utilisation de systèmes d’interception, de drones et de technologies de frappe à longue portée.

Cette exposition a suscité un intérêt accru de la part d’acteurs étrangers, menant à des commandes supplémentaires et des investissements dans les entreprises du secteur. En outre, des innovations sont en développement, notamment dans le domaine des systèmes de défense laser, susceptibles de réduire significativement les coûts d’interception à terme.

L’ébauche d’un nouvel ordre régional ?

Au-delà de ces facteurs industriels, la dynamique repose également sur des éléments structurels internes. L’économie israélienne bénéficie d’un « tissu entrepreneurial dense », juge Forbes, et d’une capacité d’adaptation éprouvée. Malgré un environnement sécuritaire contraint, la confiance des acteurs économiques demeure « relativement élevée ».

Le magazine rappelle notamment que le pays reste « l’un des endroits les plus heureux au monde », reflet en partie de la solidité de la demande intérieure et la capacité de projection des ménages et des entreprises. Ainsi, certains professionnels préfèrent déjà anticiper une évolution du cadre régional, avec une possible réduction des tensions dans le Golfe.

Ce tableau reste néanmoins contrasté. L’appréciation du shekel pénalise les entreprises exportatrices, dont la compétitivité se dégrade. « Un taux de change sous les 3 shekels pour un dollar est un coup fatal pour la rentabilité », prévient un représentant industriel, soulignant l’érosion des marges et les risques pour certaines activités manufacturières. En dehors de ces déséquilibres, la tendance générale reste tout de même positive ».

 GEO
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