La guerre au Moyen-Orient pèsera sur l’économie européenne en 2026, prévient le FMI.

Le Fonds monétaire international (FMI) a abaissé mardi sa prévision de croissance en zone euro de 0,2 point à 1,1% pour 2026 par rapport à ses estimations de janvier, citant « l’impact négatif » de la guerre au Moyen-Orient.

Toutes les principales économies sont concernées par le ralentissement de l’activité en zone euro qui, après une croissance de 1,4% en 2025, serait davantage touchée que les Etats-Unis. La prévision est réduite à 0,8% en Allemagne (-0,3 point), 0,5% en Italie (-0,2), 2,1% en Espagne (-0,2) et 0,9% en France (-0,1).

« La croissance meilleure qu’anticipé à la fin de 2025 est contrebalancée, dans la durée, par l’impact négatif du conflit au Moyen-Orient », écrit le FMI dans son rapport présentant ses nouvelles prévisions mondiales (WEO).

L’organisation internationale insiste aussi sur l’appréciation de l’euro qui affaiblit la compétitivité européenne. En dehors de l’Union européenne, le Royaume-Uni est plus durement touché (-0,5 point à 0,8%), le FMI mentionnant, outre la guerre, une baisse moins rapide du taux directeur par la banque centrale qu’en zone euro. Les prévisions de croissance sont également revues en baisse pour 2027 en zone euro, de 0,2 point à 1,2%. L’activité économique progresserait de 1,2% en Allemagne (-0,3 point), 0,9% en France (-0,3), 0,5% en Italie (-0,2) et 1,8% en Espagne (-0,1). Hors UE, elle atteindrait 1,3% (-0,2) au Royaume-Uni.

« L’impact de l’augmentation programmée des dépenses de défense dans la plupart des pays ne devrait se matérialiser que les années suivantes, au vu des engagements à atteindre les cibles de dépenses progressivement jusqu’en 2035 », note le FMI. Après 2,1% en 2025, la hausse des prix de l’énergie en raison de la guerre devrait entraîner une remontée de l’inflation, à 2,6% en 2026 et 2,2% en 2027, au-dessus de la cible de 2% de la Banque centrale européenne (BCE), projette l’organisation internationale.

Les réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale se tiennent à Washington jusqu’au 18 avril. Dans ce cadre, la France, qui préside le G7 cette année, prévoit mercredi une réunion physique des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales de ce groupe rassemblant Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni, selon l’agenda du ministre français Roland Lescure. Ces pays prévoient également d’échanger sur les minerais critiques vendredi.

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