Flambée du carburant : les compagnies aériennes, dont El Al, commencent à tirer la langue

La guerre au Moyen-Orient désorganise profondément le trafic aérien mondial : des centaines d’avions sont immobilisés, les vols se raréfient et le coût du carburant a plus que doublé.

La fermeture de l’aéroport international Ben Gourion (TLV) est prolongée jusqu’au

16 avril 2026 au moins, en raison de l’escalade sécuritaire régionale. Cette suspension concerne la majorité du trafic commercial, bien que des vols limités pour le rapatriement puissent être organisés.

Points clés au 26 mars 2026 :
  • Prolongation : Les restrictions de vol sont maintenues jusqu’au 16 avril en raison de tirs de roquettes provenant de l’Iran et du Hezbollah, d’après The Jerusalem Post.
  • État du trafic : L’espace aérien israélien est fermé à la plupart des vols commerciaux depuis le 28 février.
  • Consignes voyageurs : Les passagers sont invités à vérifier le statut de leur vol auprès de leur compagnie aérienne (El Al, Delta, etc.) et à ne pas se rendre à l’aéroport sans confirmation.
  • Rapatriements : La situation est évaluée en continu pour d’éventuels vols de rapatriement, note www.tourmag.com.
La situation sécuritaire reste volatile. Il est conseillé de consulter les dernières informations du ministère des Transports israélien.
Dubai avions - Mathorel

« A date, environ 600 avions longs-courriers sont cloués au sol à cause de la guerre, plus particulièrement dans les pays du Golfe.

Des destinations ne sont toujours pas desservies ou très peu. Près d’un mois après le début du conflit, la situation et le manque de visibilité deviennent très préoccupants. » Directeur général de Corsair et président de la Fédération nationale de l’aviation et de ses métiers (Fnam), Pascal de Izaguirre ne cache plus ses inquiétudes pour un secteur habituellement agile.

Les compagnies aériennes doivent faire face à une double problématique : la hausse massive du coût du carburant qui rogne considérablement leurs marges et la fermeture ou la très forte limitation de certains espaces aériens au Moyen-Orient, qui oblige à emprunter des couloirs détournés et à rallonger les parcours. Ce qui engendre là encore des surcoûts. Sans compter une nouvelle défiance de la part des touristes qui les pousse à annuler d’eux-mêmes leur voyage ou à changer de plan.

Partager :