Meta (Facebook, WhatsApp et Instagram) va t-il licencier 20 % de ses effectifs en Israël pour financer ses investissements dans l’IA?

Par |2026-03-23T10:53:19+01:0023 Mar 2026|Catégories : A LA UNE, HIGH-TECH|

La maison mère de Facebook, Instagram et WhatsApp travaille à un plan de licenciements qui pourrait toucher 20 % de ses salariés, soit environ 16 000 personne, incluant Israël. Le géant américain du numérique est engagé dans une course à l’intelligence artificielle qui le pousse à dépenser des centaines de milliards de dollars.

Le bureau de Meta à Tel Aviv est le principal centre névralgique de l’entreprise en Israël, regroupant la recherche, le développement et les opérations commerciales. Il se concentre principalement sur les produits de réalité augmentée et virtuelle et les technologies publicitaires. Le géant des médias sociaux, propriétaire de Facebook, WhatsApp et Instagram, emploie près de 900 personnes à Tel Aviv.

L’an dernier Meta avait annoncé des suppressions d’emplois dans une note de son directeur de l’IA, Alexandr Wang, recruté dans le cadre de l’investissement de 14,3 milliards de dollars de Meta dans Scale AI.

Les collaborateurs des unités d’infrastructure IA, de l’unité de recherche fondamentale en intelligence artificielle et d’autres postes liés aux produits de Meta étaient concernés.

Photo

LE PLUS. COURRIER INTERNATIONAL. « Meta “prévoit des licenciements massifs qui pourraient toucher 20 % ou plus de ses effectifs”, a dévoilé l’agence Reuters, forte de “trois sources proches du dossier”, samedi 14 mars, pour “compenser ses investissements coûteux dans les infrastructures d’intelligence artificielle [IA]”.

“Meta se prépare à des licenciements tout en investissant des milliards dans l’IA”, confirme Business Insider en s’appuyant sur “deux cadres supérieurs proches du dossier”. Ces suppressions “pourraient se produire d’ici un mois”.

À la fin de 2025, Meta comptaient 79 000 salariés. Si l’ampleur du plan était avérée, cela “signifierait donc la suppression d’environ 16 000 emplois”, poursuit le magazine économique américain.

Près de 600 milliards de dollars pour l’IA

Ce serait “la plus importante réduction d’effectifs”, depuis l’après-Covid, du géant de la tech, qui a supprimé 11 000 postes en 2022 puis 10 000 en 2023. En janvier dernier, Meta a supprimé 1 500 postes de sa branche Reality Labs.

Un porte-parole de l’entreprise a déclaré qu’il ne s’agissait que de “spéculations sur des approches théoriques”.

Comme d’autres géants de la tech, Meta a engagé des investissements massifs dans l’IA, et notamment “600 milliards de dollars [520 milliards d’euros] dans la construction de centres de données d’ici à 2028”. Son PDG, Mark Zuckerberg, a “également proposé des rémunérations s’élevant à plusieurs centaines de millions de dollars sur quatre ans afin d’attirer les meilleurs chercheurs en IA dans sa nouvelle équipe consacrée à la superintelligence”.

Mais pour pouvoir “financer ces paris tout en répondant aux attentes de Wall Street, il faut faire des économies ailleurs”. Et tailler dans les effectifs “reste le levier le plus évident”, constate le média libéral.

Ce dégraissage vient s’ajouter à d’autres plans de départs dans la tech, comme récemment chez Block. Les patrons les justifient par l’automatisation des tâches que permet l’IA, rappelle TechCrunch. “Mais certains spécialistes, y compris des chefs d’entreprise comme Sam Altman d’OpenAI, laissent entendre que bon nombre de ces coupes relèvent d’une forme ‘d’IA-washing’, cette pratique par laquelle les dirigeants invoquent l’IA pour masquer d’autres problèmes” dans la gestion stratégique de leur entreprise ».

Partager :

Partager cet article, Choisissez votre plateforme !

Laisser un commentaire

Aller en haut