Un obstacle à l’expansion de l’énergie solaire en Israël réside par ailleurs dans la capacité limitée du réseau électrique à intégrer une production renouvelable croissante. De nombreux entrepreneurs ne peuvent injecter l’électricité produite dans le réseau en raison de sa saturation. Dans ce contexte, l’opérateur national NOGA a soumis un plan ambitieux de modernisation du réseau de transport, comprenant plus de 400 projets pour un coût de 17 Mds ILS (4,3 Mds EUR), afin de doubler la longueur des lignes à très haute tension (400 kV), d’augmenter de 30 % celles à 161 kV et d’accroître de 50 % le nombre de sous-stations et postes de transformation. En parallèle, l’Israel Electric Corporation, principale entreprise d’électricité en Israël, a présenté un plan d’extension du réseau de distribution estimé à 20 Mds ILS (5,6 Mds EUR), indispensable pour accueillir la production solaire décentralisée. Si le ministère des Finances a validé le plan de NOGA, celui de l’IEC reste en attente d’approbation dans un contexte budgétaire contraint par les lourdes dépenses liées à la guerre à Gaza. Une deuxième solution réside dans le développement des infrastructures de stockage. Israël compte actuellement 42 installations solaires intégrant des systèmes de stockage d’une capacité totale d’environ 650 MW. En février dernier, l’Autorité de l’Electricité a annoncé les résultats d’un appel d’offres inédit portant sur l’installation de dispositifs de stockage à haute tension, pour une capacité cumulée de 1 500 MW.

SOURCES ET COPYRIGHTS. https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2025/10/24/l-energie-solaire-moteur-de-la-transition-energetique-en-israel

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