MOT DU JOUR. DESESCALADE. NEGOCIER. Emmanuel Macron a déclaré avoir exhorté les dirigeants israélien et libanais à une désescalade, dénonçant les attaques du Hezbollah libanais contre Israël comme une « faute majeure » mettant en péril la région et demandant à l’Etat hébreu de s’abstenir de toute offensive terrestre au Liban.

Le président français a effectué ces commentaires au cinquième jour de la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran, qui a répliqué en effectuant des attaques à travers la région.

Emmanuel Macron a fait savoir qu’il avait eu des entretiens téléphoniques avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ainsi qu’avec le président et le Premier ministre libanais, Joseph Aoun et Nawaf Salam, pour évoquer la « situation préoccupante » au Liban.

B. SONDAGES. 56% des Français se disent opposés à un engagement de la France dans le conflit, d’après un sondage Elabe. Seuls 5% des personnes sondées souhaitent une intervention directe de la France dans cette guerre.

Les avis sont partagés sur la nature de l’implication. 38% des Français sont favorables à des actions défensives ponctuelles, c’est-à-dire à une intervention de la France visant à protéger les bases militaires françaises et européennes au Moyen-Orient.

Macron: « L’armée française, en l’occurrence des avions Rafale, avaient abattu des drones dès les premières heures du conflit « pour défendre l’espace aérien de [ses] alliés ».

Emmanuel Macron a annoncé envoyer le porte-avions Charles-de-Gaulle en Méditerranée. Cette décision divise les personnes interrogées.

Pour 51% des Français, il s’agit d’une « mauvaise décision », qui « exposera inutilement » l’armée. En parallèle, 48% des Français estiment que c’est une « bonne décision » au nom de la défense des intérêts français dans la région. Pour 76% des sondés, ce conflit « augmente le risque terroriste » en France.

C. CHYPRE.

Emmanuel Macron rencontrera à Paphos le président chypriote Nikos Christodoulides ainsi que le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis. « Il s’agira de renforcer avec nos partenaires européens la sécurité autour de Chypre et en Méditerranée orientale ».

« Ce déplacement vise à témoigner la solidarité de la France avec Chypre, État membre de l’Union européenne avec qui nous avons un partenariat stratégique, et qui a été frappée, la semaine dernière, par plusieurs drones et tirs de missiles ».

Le président français avait annoncé mardi dernier l’envoi au large de Chypre de la frégate Languedoc et de moyens anti-aériens.

Plus largement, la France a dépêché dans la région d’importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle et un porte-hélicoptères.

Cette visite à Chypre « permettra également au chef de l’Etat de souligner l’importance de garantir la liberté de navigation et la sécurité maritime de la mer rouge au détroit d’Ormuz, notamment grâce à l’opération maritime Aspides de l’Union européenne ».

Partager :