« C’est la première fois que nous pouvons traiter des patients atteints d’épilepsie sans pénétrer dans le cerveau ni y insérer d’électrode, tout en obtenant potentiellement une réduction significative du nombre de crises », explique le Dr Idit Tamir, directrice de l’unité de neurochirurgie fonctionnelle de l’hôpital Beilinson.
Selon la spécialiste, les résultats observés avec cette technologie sont comparables aux améliorations obtenues grâce à certains dispositifs de neurostimulation invasifs. Pour des patients soigneusement sélectionnés, EASEE pourrait ainsi constituer une alternative à ces méthodes.
Une nouvelle option pour les patients résistants aux médicaments
En Israël, environ 100 000 personnes vivent avec l’épilepsie. Parmi elles, près d’un tiers ne parviennent pas à contrôler suffisamment leurs crises grâce aux traitements médicamenteux.
La patiente israélienne traitée, Olga Moisa, souffrait de la maladie depuis quinze ans. Âgée de 42 ans, elle ne répondait pas suffisamment aux médicaments.
« Certains patients ne répondent pas aux médicaments. Nous essayons parfois un médicament après l’autre, mais aucun ne parvient à contrôler les crises », souligne le professeur Felix Benninger, directeur de l’unité de traitement de l’épilepsie de Beilinson.
L’intervention a eu lieu le 31 août. Depuis, Olga Moisa n’a rapporté aucune nouvelle crise, selon les informations communiquées par l’hôpital. Il reste toutefois trop tôt pour tirer des conclusions définitives sur l’efficacité du dispositif.
Son fils, Sasha, souligne que l’appareil fonctionne actuellement à faible intensité, afin de permettre à sa mère de s’y habituer progressivement. « Nous ne savons pas encore quel sera le résultat. Nous le saurons dans quelques mois », explique-t-il. Il ajoute qu’une diminution de 50 % des crises représenterait déjà une amélioration importante.
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