Les monastères de différentes confessions chrétiennes, construits à partir des années 1930, racontent aussi l’histoire sécuritaire de cette frontière. Dans les années qui ont suivi la guerre des Six Jours, le secteur est devenu un point d’infiltration de terroristes venus de Jordanie. Quelque 3 000 mines y ont été posées pour empêcher de nouvelles incursions, rendant les lieux inaccessibles pendant des décennies. De longues opérations de déminage ont ensuite permis de dégager les sites. Les travaux autour du monastère roumain, l’un des édifices les plus remarquables du secteur, se sont achevés en 2019.
Cette ouverture ponctuelle intervient alors que le conseil régional de Meguilot, qui compte environ 3 000 habitants, cherche à élargir l’offre touristique du nord de la mer Morte. Dans cette région où le recul de l’eau transforme le paysage, les initiatives se multiplient : sorties en bateau pour observer les formations de sel, parcours à vélo, excursions dans le désert et nouveaux commerces. L’enjeu est aussi économique. La clientèle étrangère devenue presque absente, l’activité est désormais portée, notamment le week-end, par les familles israéliennes et les groupes de retraités.
Les ambitions concernent également l’hébergement. Plusieurs projets hôteliers sont annoncés, notamment autour de Kalya et de Mitzpe Shalem, où les programmes envisagés visent environ 1 000 chambres. Au carrefour du Lido, un futur centre baptisé « Porte de la mer Morte » doit proposer des expériences consacrées aux particularités du site, des dolines aux crues du désert. Ces aménagements restent à concrétiser.
Pour la marche des 23 et 24 octobre, le tarif annoncé est de 50 shekels par personne, avec un accès encadré au secteur des monastères.
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