Les relations diplomatiques entre le Brésil et Israël traversent une période de crise profonde, marquée par des tensions politiques accrues et une rupture quasi-totale des canaux diplomatiques traditionnels.
Tensions diplomatiques et déclarations
- Propos de Lula da Silva : Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a vivement critiqué la conduite de la guerre par Israël à Gaza, allant jusqu’à comparer les actions militaires israéliennes au régime nazi et à l’extermination des Juifs par Hitler.
- Persona non grata : En réaction à ces déclarations, le gouvernement israélien, sous la direction du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a déclaré le président Lula persona non grata en Israël en février 2024, exigeant des excuses publiques qui n’ont pas eu lieu.
- Rupture institutionnelle : Les tensions se sont aggravées lorsque le Brésil a refusé d’accorder son agrément au nouvel ambassadeur désigné par Israël, poussant Jérusalem à retirer sa demande et à abaisser le niveau des relations bilatérales.
Contentieux internationaux
- Procédure à la Cour internationale de justice (CIJ) : Le gouvernement brésilien a officiellement annoncé son intention de se joindre à la procédure intentée par l’Afrique du Sud contre Israël devant la CIJ, accusant l’État hébreu de violations du droit international et de « génocide » à Gaza.
- Tribunes internationales : Lors de l’ouverture de l’Assemblée générale des Nations unies, le président Lula a réitéré ses accusations contre le gouvernement de Benjamin Netanyahu, confirmant l’alignement de la diplomatie brésilienne sur des positions pro-palestiniennes fermes.
Conséquences économiques et militaires
- Contrats de défense : Le réchauffement des liens observé sous l’ère de l’ancien président Jair Bolsonaro a totalement cessé. Le gouvernement de Lula a notamment gelé ou bloqué d’importants contrats d’armement avec des entreprises de défense israéliennes, comme l’acquisition de matériel militaire auprès d’Elbit Systems.
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