En Israël, l’utilisation de la technologie en classe connaît une mutation majeure centrée sur l’intelligence artificielle (IA) individualisée, tout en imposant un recadrage strict face aux distractions numériques. Le gouvernement ambitionne de positionner le pays comme un laboratoire mondial de l’éducation augmentée, bien que l’application concrète sur le terrain révèle un décalage entre les directives et les pratiques réelles des enseignants.
Depuis les années 2020, Apple, Google et Microsoft se sont disputé la conquête des écoles, espérant former les écoliers sur leurs produits et les accrocher comme clients à vie. Ces entreprises ont encouragé les écoles à acheter un ordinateur portable par enfant. Ces appareils démocratiseraient l’éducation et renforceraient l’apprentissage, disaient-elles. Maintenant, Google, Microsoft et OpenAI tiennent le même discours avec leurs robots d’intelligence artificielle.
Promesses non tenues
Mais après des milliards dépensés en Chromebook, iPad et logiciels d’apprentissage, des études révèlent que ces outils numériques, en général, n’ont amélioré ni les résultats scolaires ni le taux de diplomation des élèves. L’UNESCO et des chercheurs avertissent même qu’une dépendance excessive à la technologie nuit à l’apprentissage.
Les écoles de Caroline du Nord, de Virginie, du Maryland et du Michigan – qui ont acheté des appareils pour chaque élève – réévaluent l’utilisation intensive de la technologie en classe. Et les Chromebook, les ordinateurs portables les plus répandus dans les écoles américaines, sont dans la ligne de mire. Pour de nombreux éducateurs et parents, restreindre l’ordinateur portable est la clé pour recentrer l’apprentissage sur l’enseignement parlé et la collaboration entre élèves.
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