La révolution de l’intelligence artificielle (IA)
L’année scolaire est marquée par une intégration massive de l’IA au cœur des programmes :
  • Tuteurs virtuels personnalisés : Israël a lancé un programme national pilote de tuteurs IA. Via la plateforme éducative CET (Center for Educational Technology) et la start-up ESF, les élèves disposent d’un avatar conversationnel capable d’expliquer, faire répéter et adapter les cours à leurs besoins.
  • Filières scientifiques IA : Vingt-sept établissements à travers le pays ont ouvert des filières dédiées aux sciences de l’IA, permettant aux diplômés d’obtenir une certification technologique spécifique.
  • Enseignement des langues : Pour pallier la pénurie d’enseignants, le ministère de l’Éducation s’appuie sur l’IA pour dispenser des cours d’anglais personnalisés aux collégiens.
  • Différenciation pédagogique : Dans certains réseaux scolaires (comme les écoles Amal), l’IA sert à générer des exercices sur-mesure ou à fournir des supports audio individualisés pour les élèves en difficulté de lecture.
2. Le paradoxe de l’adoption sur le terrain
Malgré le discours volontariste du ministre de l’Éducation Yoav Kisch, une étude menée par la Pre Gila Kurtz de l’Institut de technologie de Holon met en lumière plusieurs limites :
  • Usage passif : Les enseignants utilisent massivement l’IA en amont pour préparer les cours (notations de 3,2 à 3,4 sur 5), mais très peu pendant la classe pour des travaux collaboratifs.
  • Manque de formation : Environ 76 % des enseignants estiment avoir des connaissances pédagogiques limitées ou nulles pour intégrer efficacement l’IA en classe.
  • Pratique autonome des élèves : Alors que 57 % des élèves israéliens déclarent déjà utiliser l’IA de manière autonome pour leurs devoirs ou exposés, seuls 36 % affirment que leur école leur apprend concrètement à s’en servir.
3. La déconnexion forcée : l’interdiction des smartphones
Parallèlement à cette accélération technologique, le pays applique une politique de restriction stricte des écrans personnels. Les élèves des écoles primaires ne sont plus autorisés à utiliser leur téléphone portable dans l’enceinte des établissements.
Partager :