Le groupe de technologies français Thales et l’entreprise publique de défense israélienne Israel Aerospace Industries (IAI) collaborent régulièrement dans les domaines de l’aérospatial, de la défense et des télécommunications.
Voici les principaux projets et partenariats qui lient Thales et IAI :
1. Le mégacontrat de satellites pour le Nigeria (Août 2026)
L’actualité la plus marquante concerne l’approbation par le gouvernement nigérian d’un projet de 2 milliards de dollars associant IAI et Thales. Pour diversifier ses infrastructures et assurer sa souveraineté numérique après un litige avec un prestataire chinois, l’opérateur national NIGCOMSAT a attribué la construction de deux satellites de télécommunications de nouvelle génération : [1, 2]
  • IAI se chargera de la fabrication du satellite NigComSat-2A prévu pour 2028.
  • Thales Alenia Space fournira le satellite NigComSat-2B prévu pour 2029.
2. Le missile antinavire Sea Serpent
Dans le domaine naval, la branche britannique de Thales s’est associée à IAI pour proposer le Sea Serpent à la Royal Navy. Il s’agit d’un système de missile antinavire et d’attaque terrestre à longue portée (plus de 200 km), conçu pour équiper les frégates britanniques grâce à l’intégration des technologies de guidage et de ciblage avancées d’IAI.
3. Intégration de charges utiles sur les drones Heron
Thales et IAI collaborent depuis de nombreuses années pour adapter les drones de la famille Heron MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) développés par IAI. Thales y intègre ses propres systèmes de communication aéroportés, capteurs radar, et systèmes de surveillance afin de rendre ces plateformes compatibles avec les exigences des armées européennes (comme la France ou l’Allemagne) et des agences de surveillance des frontières.
4. Fourniture de composants électroniques et controverses
Thales agit également comme fournisseur de sous-systèmes critiques (notamment des dispositifs d’identification ami-ennemi IFF ou des systèmes de support opérationnel) revendus à des constructeurs israéliens comme IAI ou Elbit Systems pour leurs programmes aéronautiques. Ces ventes de technologies à double usage font parfois l’objet de suivis étroits par les organisations non gouvernementales.
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