La principale nouveauté réside dans les précisions apportées par Washington sur son dispositif. Le Trésor affirme avoir cartographié « chaque nœud, facilitateur et réseau » utilisé par l’Iran pour vendre clandestinement son pétrole et contourner les sanctions. Scott Bessent promet désormais une politique de « zéro fuite », destinée à bloquer toute source potentielle de revenus.
Une première vague de mesures pourrait viser une soixantaine d’entités, de particuliers et de navires liés à l’Iran. Washington prévoit également de recourir aux sanctions secondaires dans cinq secteurs stratégiques : les actifs numériques, les technologies, l’or, l’aviation et le transport maritime. Les autorisations générales qui permettaient encore certains transferts d’argent vers l’Iran pourraient par ailleurs être révoquées.
L’offensive vise notamment un réseau de sociétés intermédiaires et de navires appartenant à la « flotte fantôme » iranienne, réparti entre les Émirats arabes unis, Hong Kong, la Chine, Singapour, la Suisse et plusieurs pays européens. « Le compte à rebours est lancé », a prévenu Scott Bessent.
Cette pression ne s’exercera donc pas seulement sur Téhéran, mais aussi sur tous les pays qui maintiennent des relations économiques avec la République islamique. Donald Trump mène actuellement des discussions avec plusieurs dirigeants étrangers afin qu’ils rompent ces liens. « Chaque pays dispose d’un délai précis pour mettre fin aux activités que nous avons identifiées. S’ils n’agissent pas, nous le ferons unilatéralement en utilisant les pouvoirs du Trésor », a averti Scott Bessent.
« Notre patience n’est pas illimitée. Toute relation économique, quelle qu’elle soit, avec l’Iran exposera ses responsables à toute la puissance américaine. Personne n’est à l’abri des sanctions des États-Unis », a-t-il ajouté.
Évoquant le Débarquement allié pendant la Seconde Guerre mondiale, le secrétaire au Trésor a présenté cette opération comme le début d’une campagne destinée à déloger progressivement l’Iran de toutes ses positions économiques internationales. L’objectif affiché est de « couper chaque ligne de survie économique qui soutient ce régime tyrannique, jusqu’à ce que Téhéran se retrouve seul ».
Scott Bessent a placé l’Iran face à deux options : « l’isolement mondial total et une économie de subsistance », ou un retour à la normalité lui permettant de réintégrer l’économie internationale. « L’Amérique ne gère plus la menace iranienne : nous y mettons fin », a-t-il affirmé.
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