Face au blocage par l’Iran du détroit d’Ormuz, les monarchies du Golfe repensent leurs routes pétrolières et commerciales.

Par |2026-08-16T13:33:48+02:0016 Août 2026|Catégories : Non classé|

Face au blocage par l’Iran du détroit d’Ormuz, les monarchies du Golfe repensent leurs routes pétrolières et commerciales.

Dépourvus d’autre accès maritime, le Koweït, le Qatar et le Bahreïn restent entièrement dépendants du passage par Ormuz. Les pays de la région ont donc intensifié leur coopération logistique et mis en place des itinéraires de remplacement depuis le début de la guerre déclenchée le 28 février.

Mais il faudra faire plus pour étendre les oléoducs, développer les capacités portuaire et mettre en place de nouveaux corridors commerciaux combinant routes et rail afin de relier le Golfe à la mer Rouge et à la frontière jordanienne.

« La réalité est que des voies d’exportation alternatives (…) mettront du temps à voir le jour », prévient Robert Mogielnicki, de l’Institut des Etats arabes du Golfe à Washington, cité par l’AFP.

«  L’idée d’un gazoduc transarabique a été évoquée à plusieurs reprises, mais n’a jamais abouti. Les distances, la complexité politique et les coûts rendent ces projets peu compétitifs par rapport aux méthaniers, en temps normal », observe pour sa part Frédéric Schneider, du Middle East Council on Global Affairs.

L’impératif stratégique se heurte donc à des contraintes structurelles et des rivalités économiques. La crise d’Ormuz est un choc géopolitique qui ne peut pas, selon Frédéric Schneider, remplacer « la volonté politique » qui a fait défaut jusqu’à présent.

Navires bloqués: des chiffres revus à la baisse

Le nombre de navires commerciaux bloqués dans le golfe Arabo-Persique qui s’élevait à 1114 le matin du 28 février, jour des premières frappes américano-israéliennes sur l’Iran, a baissé de 18%, selon l’entreprise spécialisée dans le suivi maritime AXSMarine. Le mercredi 29 avril, 913 navires commerciaux de toutes catégories étaient donc présents dans le Golfe. Plus de 270 pétroliers étaient alors présents dans le Golfe, ainsi que près d’une vingtaine de méthaniers (transportant du gaz naturel liquéfié ou GNL), et plus de 30 navires transportant du gaz de pétrole liquéfié (GPL). S’y ajoutaient 118 porte-conteneurs.

On est loin des chiffres d’il y a 60 jours quand on parlait de quelque « 3 000 » navires pris au piège. Ce chiffre a d’ailleurs été revu à la baisse à plusieurs reprises (on est même descendu jusqu’à 800 dans certains médias). Récemment, le 24 avril, l’Organisation maritime internationale (l’OMI, la branche maritime de l’ONU), estimait dans un communiqué qu’environ « 20 000 marins, répartis sur quelque 1 600 navires, se trouvent toujours dans le Golfe, dans l’impossibilité de partir ».

Partager :

Partager cet article, Choisissez votre plateforme !

Laisser un commentaire

Aller en haut