- Benyamin Nétanyahou (Likoud) : Il brigue un nouveau mandat. Son parti reste en tête des intentions de vote (autour de 28 sièges), mais ses chances dépendent de la solidité de ses alliances traditionnelles à droite et de sa gestion des critiques post-guerre.
- Gadi Eisenkot (parti Yashar) : Ancien chef d’état-major, il s’impose comme un sérieux challenger au sein de l’opposition. Certains sondages récents le créditent d’une cote d’aptitude élevée face au Premier ministre sortant, avec une dynamique forte pour incarner l’alternance.
- Avigdor Liberman (Yisrael Beytenu) et Naftali Bennett : D’autres figures de l’opposition affichent clairement leurs ambitions pour diriger le pays ou peser lourdement dans de futures tractations de coalition.
- Le scrutin proportionnel : Tout parti peut se présenter, mais aucun n’obtient jamais la majorité absolue seul.
- La coalition : Le Premier ministre est toujours le chef de file d’une alliance de plusieurs partis.
- Le rôle du président : Après le vote, le président consulte les formations politiques et confie la formation du gouvernement au député qui a le plus de parrainages et de chances d’y parvenir.
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Gadi Eisenkot ou Eizenkot, né le à Tibériade, est un militaire et homme politique israélien qui est le chef d’état-major des armées d’Israël du au .
Il est connu pour avoir élaboré lors de la guerre israélo-libanaise de 2006 la doctrine dite de Dahiya, qui prévoit un usage de la force disproportionné au cours de représailles contre des zones civiles servant de base à des attaques contre Israël et son armée. En tant que chef d’état-major, il agit contre les marches de retour organisées en 2018 dans la bande de Gaza.
Il devient ensuite député, puis ministre sans portefeuille dans le Cabinet de guerre israélien lors de la guerre de Gaza, avant de fonder son parti, dénommé Yashar, en vue des élections législatives de 2026.
Biographie
Jeunesse
Gadi Eizenkot est né en Israël dans une famille d’origine marocaine. Sa mère est de Casablanca et son père de Marrakech. Il grandit à Eilat, étudie pour rejoindre la marine mais se tourne vers l’infanterie sur le Golan[1],[2] et obtient un B.A. d’histoire de l’université de Tel Aviv puis rejoint le United States Army War College où il obtient un master[3],[4]. Il retourne à l’université de Haïfa pour étudier les sciences politiques[5],[6].
Carrière militaire
Gadi Eizenkot participe à l’opération israélienne du Liban de 1982. Il sert alors comme officier dans la brigade Golani[7].
Il est secrétaire militaire du chef du gouvernement et ministre de la Défense Ehud Barak de 1999 à 2001[8].
Il est ensuite commandant de la région militaire centre, qui comprend la Judée-Samarie, et la région nord, qui inclut les zones frontalières avec le Liban et la Syrie. Il se prononce à l’époque contre l’idée d’une attaque sur l’Iran qu’envisageait le premier ministre Benyamin Netanyahou, pointant le risque d’une guerre longue et d’une détérioration des relations avec les États-Unis[8]. Ce qui sera démenti par la guerre de 2026 entre les alliés USA-Israel contre le régime des Mollahs iraniens.
Doctrine de la riposte contre des attaques terroristes
Il formule en 2008 une doctrine, qui consiste à effectuer des bombardements israéliens sur des cibles ennemies d’où sont parties des attaques du Hezbollah, même si celles-ci sont situées dans des zones civiles[9]. Cette doctrine a été mise en oeuvre par l’aviation israélienne durant la guerre de l’été 2006 contre le Hezbollah au Liban[8].
Peu après cette guerre, il déclare que ce qui « s’est passé à Dahiya arrivera dans chaque village à partir duquel on tirera vers Israël. Nous allons réagir de façon à provoquer d’importants dégâts. De notre point de vue, ce sont des bases militaires »[8].
Chef d’état-major
Le gouvernement israélien annonce en le nommer au poste de chef d’état-major[8], à compter du , fonction qu’il occupe jusqu’en 2019. Il est à ce titre l’architecte de la « campagne entre les guerres », des bombardements menées par l’aviation israélienne en Syrie et au Proche-Orient contre des intérêts iraniens[10]. Il met en œuvre des opérations contre marches du retour organisées dans la bande de Gaza en 2018[11]. Il est le premier chef d’état-major d’origine marocaine[12],[13],[14].
Carrière politique
Le , il est élu député à la Knesset pour la 25e législature qui commence le suivant.
Le , à la suite de l’accord conclu entre le Premier ministre Benyamin Netanyahou et Benny Gantz pour la formation d’un cabinet d’unité nationale, il est nommé ministre sans portefeuille dans le gouvernement et observateur dans le cabinet de guerre. L’armée israélienne met en application à Gaza la doctrine qu’il a formulée en 2006 pour répliquer aux attaques du Hamas du 7 Octobre 2023, provoquant ainsi des pertes collatérales sur les civils[10],[15],[16]. Le , l’un de ses fils meurt à la suite de l’explosion de l’entrée d’un tunnel pendant la bataille de Jabaliya[17]. Le surlendemain, c’est au tour d’un de ses neveux d’être tué par une charge explosive lors d’un raid contre une mosquée de Khan Younès[18]. Il est un interlocuteur privilégié de l’administration américaine, étant considéré comme l’un des rares au sein de l’État israélien qui soient prêts à envisager l’après-guerre en termes politiques.
Ses rapports avec Benyamin Netanyahou sont tendus. Gadi Eizenkot s’est notamment opposé à l’ouverture d’un deuxième front contre le Hezbollah en expliquant que l’armée n’était pas prête. Il s’est aussi confronté au premier ministre sur le dossier des otages israéliens du Hamas, considérant que leur libération devait constituer une priorité[11].
Il démissionne le du Cabinet de guerre, après que le gouvernement israélien n’a pas réussi à prendre des décisions stratégiques liées à la reconstruction d’après-guerre de Gaza après l’expiration du délai le [19].
Élections législatives de 2026
En , il démissionne de son mandat à la Knesset puis du parti de Benny Gantz. Il annonce le , en vue des élections législatives de 2026, la formation de son propre parti politique, qu’il appelle « Yashar! Avec Eisenkot » (en hébreu : ישר! עם איזנקוט, Yashar signifiant en français « droit » ou « intègre »)[20].
Il fait campagne essentiellement sur les questions sécuritaires et militaires, se décrivant lui-même comme un « faucon en matière de sécurité ». Il reproche au gouvernement d’avoir détérioré les relations d’Israël avec ses alliés et échoué à vaincre l’Iran lors de la guerre de 2026[11].
Il ne considère pas le Liban et la Syrie comme des menaces existentielles pour Israël, mettant aussi l’accent sur la polarisation interne à la société israélienne[21].
Sur la question palestinienne, sa position a évolué. En 2020, il se disait en faveur d’une solution à deux-États afin de maintenir l’existence d’un État juif démocratique, tout en priorisant le maintien des principales colonies de peuplement et le contrôle de la Vallée du Jourdain[21]. Toutefois, en 2025, Eizenkot a déclaré qu' »un État palestinien n’était pas approprié suite [aux attaques du 7 Octobre 2023]. Nous devons faire preuve de beaucoup de mesure, construire à partir de la base, et surtout ne pas parler d’État ni de récompense après cet événement meurtrier »[22]. Il a aussi déclaré en 2026 n’avoir « jamais dit deux États pour deux peuples, parce qu[‘il] comprend la profondeur de ce conflit à la fois religieux, national et social, et que quiconque parle de ‘paix maintenant’ et de la solution à deux États ne comprend pas ce conflit. »[23]
Vie privée
Gadi Eizenkot est marié et père de cinq enfants, dont l’un est mort à Jabaliya. Il vit à Herzliya[24].
Honneurs et distinctions
Décorations israéliennes
Médaille de campagne de l’opération Paix en Galilée
Médaille de campagne de la deuxième guerre du Liban
Médaille de campagne de l’opération Bordure protectrice
Décorations étrangères
Notes et références
- (en) New IDF chief: Cool and calculated, will strike hard and fast – but only if he must [archive]. Ynetnews, 29 novembre 2014.
- (en) Maj. Gen. Gadi Eizenkot appointed Deputy to Chief of General Staff [archive], IDF site (12 décembre 2012).
- (en) « Eisencott replaces Adam as OC Northern Command [archive] », Jerusalem Post, (consulté le )
- « Maj. Gen. Yair Golan becomes new head of Northern Command », IDF, (version du sur archive.org)
- (en) « Report of the United Nations Fact Finding Mission on the Gaza Conflict [archive] », The Guardian, (consulté le ).
- (en) Yaron London, « The Dahiya strategy [archive] », Ynetnews, (consulté le ).
- Carole Tassin, « Gadi Eisenkot, l’ancien chef d’état-major israélien qui veut remplacer Benjamin Netanyahu : « Je ne serai le numéro deux de personne » [archive] », sur La Libre.be,
- « Israël se dote d’un chef d’état-major à poigne avec le général Eisenkot [archive] », sur Le Point,
- « What is Israel’s Dahiyeh doctrine? », The Guardian, (lire en ligne [archive])
- « Dans le cabinet de guerre israélien, le jeu d’équilibre du général Gadi Eisenkot », Le Monde.fr, (lire en ligne [archive])
- « En Israël, la montée en puissance de Gadi Eisenkot, ancien chef d’état-major et rival de Benyamin Nétanyahou », Le Monde, (lire en ligne [archive])
- (en) Elon Gilad, « The Israeli army gets its first Moroccan chief-of-staff – so why the Ashkenazi name? [archive] », Haaretz,
- (he) http://www.ereverev.co.il/article.asp?id=16372 [archive].
- [archive].
- « À Gaza, Netanyahou annonce une « intensification » des combats [archive] », Le Progrès, (consulté le )
- Ryad Hamadi, « Gaza : la preuve qu’Israël vise « délibérément » les civils palestiniens [archive] », sur TSA, (consulté le )
- (en) Allison Quinn, « Son of Former IDF Chief Killed in Gaza [archive] », sur The Daily Beast, (consulté le )
- (en) Polly Thompson, « Former IDF chief’s nephew killed in battle in southern Gaza, just days after his son also died while fighting Hamas [archive] », sur Business Insider, (consulté le )
- (en) Jake Lapham, « Israeli war cabinet minister Benny Gantz quits emergency government », Dailty Sabah, (lire en ligne [archive], consulté le ).
- Ariela Karmel, « Gadi Eisenkot fera cavalier seul aux prochaines élections [archive] », Times of Israel, (consulté le )
- (he) גדי איזנקוט et גדי איזנקוט, « איזנקוט: « סוריה, לבנון ואיראן – לא איומים קיומיים. השבר מבית כן » », Ynet, (lire en ligne [archive], consulté le )
- (en) Simone Saidmehr, « Who is Gadi Eisenkot, the Israeli politician who could dethrone Netanyahu? [archive] », sur The Forward, (consulté le )
- (en-US) David Remnick, « How Netanyahu’s Top General Became His Strongest Challenger », The New Yorker, (ISSN 0028-792X, lire en ligne [archive], consulté le )
- (en) Yoav Zitun & Michal Margalit, « New IDF chief: Cool and calculated, will strike hard and fast – but only if he must » [archive], sur ynetnews.com, 29 novembre 2014.
- (en) Judah Ari Gross, « US Army ‘surprises’ IDF chief with Legion of Merit medal : Chairman of Joint Chiefs of Staff gives Eisenkot award during honor guard ceremony in Washington », The Times of Israel, (lire en ligne [archive]).
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