LFI vivement critiquée après le concert interrompu de Barbara Butch. Au coeur de l’attaque contre l’artiste, un homme. Allan Brunon, élu LFI à la mairie de Grenoble. Tout ceux qui donnent des détails sur sa vie familiale se trouvent attaqués en justice. Les lecteurs d’IsraelValley sauront retrouver très facilement le profil de cet homme qui visiblement porte une haine infinie contre Barbara Butch.

Selon la presse grenobloise: « Le 10 juillet, en conférence de presse, Allan Brunon avait revendiqué sans détour vouloir « barrer la route » à Barbara Butch, programmée ce samedi 18 juillet au festival Cabaret Frappé. Son grief : la DJ avait signé une tribune en soutien à la proposition de loi Yadan, censée durcir la répression de l’antisémitisme, texte pourtant retiré depuis. Dès le mois de mai, la section grenobloise de La France Insoumise appelait déjà au boycott de l’artiste, ouvrant une campagne de plusieurs semaines contre sa venue ».

« Vers 22h20, alors que Barbara Butch entamait sa prestation, environ 150 militants brandissant drapeaux palestiniens et keffiehs ont fait dégénérer la manifestation en agression caractérisée : des bouteilles en verre lancées vers la scène, des installations électriques sabotées, des insultes, des doigts d’honneur… Après une vingtaine de minutes à peine, l’artiste a dû quitter les lieux ».

L eDauphiné Libéré: « Enfance à la Villeneuve, MMA, lutte contre l’extrême droite… Qui est Allan Brunon, candidat à Grenoble ?

Avant le premier tour, nous partons à la rencontre des principaux candidats à la mairie de Grenoble. Plus jeune candidat en lice, Allan Brunon (LFI) a fait une irruption remarquée sur la scène politique. À 26 ans, ce récent diplômé de Sciences Po mène un combat incessant contre l’extrême droite, assumant « de porter la conflictualité ». Rencontre.
Allan Brunon, candidat La France insoumise (LFI), passera l’examen du barreau à l’automne prochain, « je suis très bon en droit pénal et j’aime l’art oratoire ».  Photo Jean-Baptiste Bornier
Allan Brunon, candidat La France insoumise (LFI), passera l’examen du barreau à l’automne prochain, « je suis très bon en droit pénal et j’aime l’art oratoire ». 

Son enfance à la Villeneuve, il en parle avec un grand sourire, « j’aimais beaucoup ce quartier. Ma famille s’est installée à Grenoble quand ma grand-mère est arrivée d’Algérie dans les années 50, mon grand-père a suivi un peu avant l’indépendance ». Et longtemps, Allan Brunon s’est levé de bonne heure : « Jusqu’à 10 ans, je vivais chez ma grand-mère, place des Géants à Grenoble, mais j’allais à l’école à Villefontaine où résidait ma mère. » Il l’assure, « ça ne me choquait pas, d’autant qu’on faisait les trajets avec ma sœur jumelle ».

« Lutter contre l’extrême droite, c’est dans mon ADN depuis que je suis tout petit ».

Parler avec Allan Brunon, c’est d’abord épouser des trajectoires de familles, de cultures, de ce grand-père maternel « résistant contre les nazis » ; de ce grand-père paternel « qui a lutté pour la libération de l’Algérie. Lutter contre l’extrême droite, pour l’antifascisme et l’antiracisme politique, c’est dans mon ADN depuis que je suis tout petit »…. »

LE PLUS.

La France insoumise était lundi la cible de critiques de la part du reste de la classe politique après l’interruption samedi à Grenoble d’un concert de la DJ juive Barbara Butch à cause d’une manifestation de militants anti-Israël et de LFI.

Depuis plusieurs jours, la DJ de 45 ans, figure des nuits parisiennes LGBTQ+, était la cible d’un appel au boycott de la part de militants anti-Israël et d’insoumis locaux : elle devait donner un concert dans le cadre d’un festival organisé par la ville de Grenoble.

Cet appel au boycott n’avait pas été relayé par les figures nationales de La France insoumise.

Un tract, la qualifiant de « soutien aux génocidaires », avait même été distribué par des militants insoumis isérois représentant la DJ mixant devant un drapeau LGBTQ+ avec une étoile de David (le drapeau de la Marche des Fiertés de Tel Aviv), ici représenté avec des éclaboussures de sang.

Les militants anti-Israël reprochaient à l’artiste, juive, la signature d’une tribune en soutien à la contestée proposition de loi Yadan visant à « lutter contre les nouvelles formes d’antisémitisme », remplacée depuis.

Ce texte visait à élargir le délit d’apologie du terrorisme. Il avait été très critiqué, ses opposants y voyant un risque pour la liberté d’expression et un possible amalgame dangereux entre les Juifs français et Israël.

« J’ai signé une tribune, je n’aurais pas dû le faire », avait dit Butch auprès de France 24 en mai, en rappelant être victime d’antisémitisme depuis l’enfance.

Butch avait reçu le soutien des Insoumis après la cérémonie d’ouverture des JO-2024, alors qu’elle avait été victime d’une vague de cyberharcèlement de la part de l’extrême-droite.

Samedi soir, au bout d’une vingtaine de minutes, la mairie a pris la décision de suspendre le concert « afin de garantir la sécurité du public, des équipes et de l’ensemble des personnes présentes ».

« Extrêmement fiers »

Sur les réseaux sociaux, des vidéos montrent des personnes agitant des drapeaux de la Palestine, faisant des doigts d’honneur et faisant retentir des sifflets alors que l’artiste est sur scène.

« On est extrêmement fiers d’avoir participé à cette manifestation pacifique », a déclaré à l’AFP Allan Brunon, élu LFI à la mairie de Grenoble, tout en niant qu’il y ait eu des projectiles lancés sur l’artiste.

La mairie de Grenoble a elle bien fait état de « jets de bouteilles en verre » et autres projectiles « visant délibérément la scène » lors du passage de la DJ.

Les adversaires des Insoumis, mouvement « passionnément antisémite », ont rapidement embrayé.

« L’antisémitisme de LFI est tout sauf résiduel », a tonné l’ancien Premier ministre Gabriel Attal, en référence à la formule de Jean-Luc Mélenchon qui avait affirmé que « l’antisémitisme reste résiduel en France », s’attirant de nombreuses critiques.

Autre candidate à l’élection présidentielle, la cheffe de file du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, a dénoncé « l’antisémitisme de l’extrême-gauche, sa violence récurrente, sa nature et son projet totalitaires ».

« LFI ne sert pas la cause palestinienne. Ces méthodes n’aident en rien les Palestiniens et desservent les militants sincères », a pour sa part commenté le patron du PS, Olivier Faure.

« N’a-t-on pas plutôt des représentants politiques qui défendent la loi Yadan à interpeller fortement avant de s’en prendre à Barbara Butch ? », a affirmé Clémentine Autain. D’autant que cette artiste est « une femme engagée dans le combat LGBTQI+ et contre la grossophobie, cible régulière d’attaques violentes, sexistes et antisémites », a ajouté la députée, ex-LFI.

Sur Franceinfo, le coordinateur de LFI Manuel Bompard, qui joue le rôle de service après-vente du parti radical, a assuré que le boycott de ce concert était une réponse « pacifique » à sa « position politique ».

Chez LFI, un cadre contacté par l’AFP pour préciser la position des Insoumis a lui indiqué : « Je passe mon tour. »

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) a dénoncé pour sa part une « chasse aux artistes juifs » et en a appelé au gouvernement. La ministre de la Culture, Catherine Pégard, a indiqué qu’elle recevrait Barbara Butch « dans les tout prochains jours ».

En soirée lundi, l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) a organisé un « concert sauvage » de soutien à l’artiste, devant le quartier général de LFI à Paris. Une centaine de personnes sont venues, certaines ont dansé. « On appelle chaque artiste à se tenir aux côtés de Barbara Butch et à dénoncer ce boycott », a commenté Léa Hanoune, présidente de l’UEJF.

 

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  • LFI et ses suppos iront jusqu’au bout du matraquage et du mensonge. Comme le Hamas, comme les « gardiens » de la révolution iraniens. C’est le même arbre…

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