Naza vient de l’hébreu Nezek Agavi (dommages collatéraux), un terme militaire qui calcule le nombre de civils acceptables ou prévus lors d’une frappe sur une cible.
À Ashdod, ville portuaire située près de Tel-Aviv, un artiste de rue a peint sur un mur les portraits des réalisateurs du documentaire NAZA, ovationnés à Venise. Mais ce n’est pas un hommage : leur visage est barré du mot « TRAÎTRES ».
À un mois de législatives disputées en Israël, ce film, qui donne la parole à des sources israéliennes anonymes accusant l’armée de tuer de nombreux civils dans la bande de Gaza, a déclenché une tempête politique, ainsi qu’une pluie de menaces et d’intimidations visant ses auteurs et leurs proches.
Signe du climat ambiant, le premier ministre Benjamin Nétanyahou a annoncé vouloir proposer un projet de loi visant à « déchoir de leur citoyenneté les personnes qui diffament les soldats de Tsahal ».
« Leur place n’est pas parmi nous », a-t-il déclaré dans une vidéo publiée mercredi soir sur X.
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