Au cours de la dernière décennie, Athènes a sensiblement renforcé ses liens avec les États arabes du Golfe dans le cadre de son alliance avec Israël, un rapprochement aux multiples objectifs dont l’État hébreu est le principal gagnant, explique dans un article paru dans Middle East Eye Ali Bakir, chercheur au centre qatari Ibn Khaldoun.
Selon lui, l’objectif stratégique de ce rapprochement est d’“étendre la portée et l’influence de la coalition gréco-israélienne jusqu’au Golfe […] et de contrer le poids et le rôle croissants de la Turquie dans la région”.
Lancée il y a dix ans, l’offensive diplomatique grecque s’est déroulée en deux phases, explique-t-il. La première, articulée autour de l’axe Grèce-Israël-Chypre, s’est étendue de 2016 à 2021 et “a pris la forme d’une coalition antiturque”, axée notamment sur des questions sécuritaires et énergétiques, liées à la découverte d’importantes ressources pétrolières et gazières en Méditerranée orientale.
Les autorités grecques ont signé en novembre 2020 un partenariat stratégique avec les Émirats arabes unis, suivi un an plus tard d’un accord de défense gréco-saoudien “historique”.
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