Le « doomchessing », ou la toxicomanie des échecs . De très nombreux israéliens passent un nomre d’heures incroyables a jouer aux échecs avec leur téléphone cellulaire.
Sur son compte TikTok, la créatrice de contenus Camille, alias @camille_in_nyc, expatriée à New York, a récemment interpellé ses abonnées : « Pour les filles qui ont un copain, j’ai une question hyperimportante : est-ce que je suis la seule à batailler avec ça ? » Le plan suivant montre son petit ami en pleine partie d’échecs sur l’application Chess.com de son téléphone : « Genre parfois, au milieu d’une conversation, il commence à jouer aux échecs. On regarde un film, échecs. Il est aux toilettes, échecs. Avant d’aller se coucher, échecs. »
Dans les commentaires, des dizaines de femmes reconnaissent leur quotidien. « Merci d’en parler, ça fait deux ans que cette addiction dure, écrit l’une d’elles. Il rentre du travail tard le soir, premier truc qu’il fait, échecs. En courses, échecs. Je n’en peux plus, supprimez Chess.com. » Si le doomscrolling, cette consultation effrénée induite par le défilement infini de contenus sur les sites Internet et les réseaux sociaux, dispose depuis quelques années de son vocabulaire, de ses études, de ses mises en garde, le doomchessing, lui, n’a pas encore de nom officiel. Et pourtant il existe, d’autant plus depuis que Chess.com a construit une interface conçue pour retenir, relancer et ne jamais vraiment laisser partir les joueurs.
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