Mort de l’artiste israélien Yaakov Agam à 98 ans.

Le «Salon Agam», l’une des œuvres phares de Yaakov Agam.
Le «Salon Agam», l’une des œuvres phares de Yaakov Agam. AGAM Hervé Veronese Centre Pompidou

Après s’être installé à Paris, le lauréat du Prix d’Israël avait entamé une carrière de sculpteur et d’artiste cinétique, côtoyant Brancusi, Marc Chagall et André Breton.

Pionnier de l’art cinétique, l’artiste israélien Yaakov Agam est mort à l’âge de 98 ans, a annoncé dimanche le maire de Rishon Letzion, sur les réseaux sociaux. «J’ai été attristé d’apprendre le décès de l’un des enfants de notre ville, lauréat du Prix d’Israël et l’un des artistes les plus grands, influents et novateurs, Yaacov Agam, de mémoire bénie», a écrit Raz Kinstlich sur sa page Facebook. «Agam, qui s’est éteint à l’âge de 98 ans après une vie longue et riche, était l’un des artistes les plus célèbres et les plus importants de sa génération», a-t-il ajouté.

«L’une des figures les plus marquantes de l’art cinétique mondial»

Natif de Rishon Letzion, Yaakov Agam (de son vrai nom Gibstein) avait étudié en Suisse et en France. Après s’être installé à Paris, il avait entamé une carrière de sculpteur et d’artiste cinétique, côtoyant Brancusi, Marc Chagall et André Breton. Une de ses œuvres phares, le «Salon Agam», conçu pour le palais présidentiel de l’Élysée, figure encore dans les collections du Centre Pompidou à Paris.

«Agam est devenu l’une des figures les plus marquantes de l’art cinétique mondial. Ces œuvres gigantesques essaiment de par le monde, de Tel-Aviv (où il a réalisé une irréelle fontaine mélangeant eau et feu sur la Place Dizengoff) à La Défense (en 1977, il crée une fontaine en mosaïque sur le parvis) en passant par Cleveland ou Leverkusen», peut-on lire sur le site du Centre Georges Pompidou.

«La seule langue que je parle c’est le visuel. La parole trahit, car les mots viennent de la bouche, et la bouche vient de l’estomac… Les yeux font partie de l’âme. Si vous regardez avec les yeux vous regardez avec l’âme», avait dit M. Agam en 2020 lors d’un entretien avec ce Centre. Récipiendaire du prestigieux Prix d’Israël en avril 2026, il avait déclaré lors de la remise du prix que «la créativité est le fondement du judaïsme».

LE FIGARO. AFP. ISRAELVALLEY

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