EDITORIAL DE DANIEL ROUACH. Noam Bettan, qui a terminé deuxième au Classement Général de l’Eurovison 2026,  a été l’un des visages les plus scrutés de cette 70e édition. IsraelValley n’a pas suivi la totalité de la soirée et la nuit d’attente des résultats. La raison?

Nous savions qu’il avait été le meilleur. Rien ne pouvait ébranler notre conviction profonde. Noam est un artiste, pas un politicien. Sa joie de vivre est communicative. Sa force vient de son professionnalisme.

Sa famille a joué un rôle clé dans son ascension. Sur Instagram a dépassé 259 000 followers et atteindra plusieurs millions de vues.

Son prénom est devenu un symbole d’Israël. AM ISRAEL HAI!

Nous allons nous rendre à Ben Gourion Airport pour l’accueillir comme il se doit. Confettis, bonbons, drapeaux Israéliens et Français. Oui, français!

Sans le soutien massif des Français, Noam n’aurait pas obtenir autant de points du public. Merci aux juifs de France qui ont voté massivement. Merci aux millions de francophones dans le monde qui savent que la réalité en Israël n’est pas celle d’un pays homophobe, raciste, génocidaire…

Tel-Aviv était hier soir rassemblée devant l’Hôtel David Intercontinental et dansait avec bonheur.

Hier soir Israël méritait son classement de pays dans le TOP 10 mondial des pays heureux.

LE PLUS. I24NEWS. Le chanteur franco-israélien, 28 ans, a représenté Israël avec Michelle, une chanson en hébreu, en français et en anglais, reflet d’un parcours personnel façonné par plusieurs langues et plusieurs cultures. Né et élevé à Ra’anana dans une famille juive originaire de France, Bettan a grandi entre deux univers musicaux et identitaires, une double appartenance qui nourrit aujourd’hui son style.

Martin Messner /AP
Noam Bettan.

Auteur-compositeur-interprète, il s’est fait connaître du public israélien après son service militaire, avant de construire progressivement sa carrière avec plusieurs singles, un premier album sorti en 2023, Me’al HaMayim, et une présence régulière sur scène avec son groupe. En janvier, sa victoire dans HaKokhav HaBa, le télé-crochet qui désigne le représentant israélien à l’Eurovision, lui a ouvert les portes de Vienne.

Mais son aventure européenne a eu lieu dans un climat lourd. La participation d’Israël a provoqué le boycott de cinq pays — l’Espagne, les Pays-Bas, l’Irlande, l’Islande et la Slovénie — et placé le concours au cœur d’une séquence politique inflammable.

Lors de la demi-finale, Noam Bettan a été accueilli par des huées et des slogans pro-palestiniens audibles au moment de son passage, même si l’essentiel du public présent dans la salle lui a aussi réservé des applaudissements. L’Eurovision et le diffuseur autrichien ORF ont indiqué que des manifestants proches de micros avaient perturbé la prestation avant d’être évacués.

Face à cette pression, Bettan a choisi une ligne sobre : chanter, tenir, rester concentré. Après sa sélection, il disait avoir ressenti « beaucoup d’amour » du public israélien et vouloir rester « authentique et vrai ».

Son entrée en finale a donné à Israël une présence symbolique forte dans une édition réduite à 35 pays, la plus restreinte depuis le début des années 2000.

Noam Bettan a misé sur une mise en scène construite autour d’un décor en forme de diamant, qui a encadré sa prestation et renforcé l’atmosphère élégante de Michelle. Israël est passé en troisième position lors de la finale, un ordre de passage précoce qui a imposé de capter très vite l’attention du public et des jurys. Pour Noam Bettan, l’enjeu a été de transformer cette contrainte en force : installer dès les premières minutes du concours une performance mémorable.

Article adapté de i24News.

Partager :