L’administration Trump qualifie l’Europe d’« incubateur de menaces terroristes ». Les israéliens en sont persuadés.
Selon La Maison Blanche a publié, mercredi 6 mai, la « stratégie d’antiterrorisme des Etats-Unis » dans laquelle l’administration du président Trump s’en prend notamment à l’Europe, qualifiée d’« incubateur de menaces terroristes ».
Ce rapport définit trois principales « menaces » contre la première puissance mondiale : « les narcoterroristes et les gangs internationaux », les « terroristes islamistes historiques » et les « extrémistes violents de gauche, y compris les anarchistes et les antifascistes ».
Il s’agit là d’une rupture avec la précédente administration, celle du démocrate Joe Biden, qui avait, au contraire, désigné les groupuscules d’extrême droite, en particulier ceux qui se revendiquent du suprémacisme blanc, comme une menace majeure pour les Etats-Unis.
« Il est évident pour tous que des groupes hostiles bien organisés exploitent les frontières ouvertes et les idéaux mondialistes qui y sont associés. Plus ces cultures étrangères s’étendent, et plus les politiques actuelles de l’Europe durent, plus il y aura de terrorisme », avance le document. « En tant que berceau de la culture et des valeurs occidentales, l’Europe doit agir maintenant et mettre fin à son déclin obstiné », est-il aussi écrit.
Poursuite des opérations contre le trafic de drogue.
Cette vision de l’antiterrorisme est alignée sur un autre document, dont la publication avait fait grand bruit en décembre 2025, la « stratégie de sécurité nationale », dans laquelle se trouvait également une critique très dure de l’Europe et de ses politiques d’immigration.
La stratégie antiterroriste américaine est conduite par un conseiller de Donald Trump, Sebastian Gorka.
L’administration Trump fait aussi part dans cette publication de son intention de poursuivre les opérations contre le trafic de drogue dans ce qu’elle appelle « notre hémisphère », appellation qui rassemble l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud. Le document vante à la fois les frappes menées contre des embarcations accusées de transporter des stupéfiants, et la spectaculaire capture, en janvier, de l’ancien dirigeant du Venezuela Nicolas Maduro.
Les « Antifa » visés.
« En plus des cartels et des groupes terroristes islamistes, nos activités antiterroristes nationales auront aussi pour priorité d’identifier rapidement et de neutraliser des groupes politiques violents, dont l’idéologie est antiaméricaine, radicalement protransgenre et anarchiste », affirme l’administration Trump.
« Nous utiliserons tous les outils à notre disposition, sur le plan constitutionnel, pour les localiser, identifier leurs membres et retracer leurs liens avec des organisations internationales comme Antifa », assurent les auteurs du document.
Le mouvement Antifa, pour « antifasciste », s’apparente davantage à une mouvance qu’à un groupe organisé. Le président américain, Donald Trump, l’a désignée comme « organisation terroriste étrangère » l’an dernier, après l’assassinat de l’influenceur ultraconservateur Charlie Kirk ».
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