Le conflit fait exploser les profits des compagnies pétrolières, avec un possible jackpot historique pour TotalEnergies, selon le « Financial Times ». Dans le même temps, des soupçons de délits d’initiés émergent aux États-Unis, alimentant les critiques sur d’éventuels enrichissements liés à la guerre.
À qui profite la guerre au Moyen-Orient ? En premier lieu, ce sont les compagnies pétrolières qui en bénéficient le plus et notamment une compagnie française. TotalEnergies pourrait toucher un jackpot exceptionnel grâce au conflit, selon une révélation du Financial Times, mardi 31 mars. Les traders du géant pétrolier français se sont lancés, en mars, dans l’une des plus vastes opérations d’achat de pétrole de l’histoire.
Juste après le déclenchement de la guerre, ils ont acheté presque la totalité des cargos remplis de brut produit aux Émirats et à Oman. Pourquoi ?
Parce que ces navires étaient les seuls à pouvoir contourner le blocage du détroit d’Ormuz, grâce à des ports qui se trouvent en dehors de ce passage stratégique. À ce moment-là, le baril ne valait qu’environ 70 dollars. Aujourd’hui, il en vaut plus de 100. Certains experts ont fait le calcul : si TotalEnergies revend ce pétrole, la compagnie pourrait engranger plus d’un milliard de dollars. Du jamais vu. TotalEnergies ne confirme ni ne dément cette information, mais explique qu’il est de son devoir de « sécuriser ses approvisionnements ».
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