Pourquoi le Canada est aussi faible sur le plan militaire? Une question posée par de nombreux analystes israéliens qui sont toujours surpris par la vulnérabilité de ce magnifique pays. Le plus incroyable: les canadiens ne comprennent pas pourquoi ils devraient travailler de manière étroite avec les géants israéliens de l’armement. Des rapports internes au Canada indiquent que seulement environ la moitié de la flotte aérienne, de la marine et de l’armée de terre est opérationnelle, une situation décrite comme « alarmante » par certains observateurs.
C’est bien la photographie d’un navire construit par des chantiers navals japonais, un vraquier brise-glace de classe polaire 4 MV Arvik I, qui a été choisie pour illustrer la couverture du budget présenté mardi. Un choix qui tranche avec l’ambition affichée par le gouvernement de faire en sorte que le Canada réaffirme sa souveraineté sur son territoire et reprend en main son appareil industriel de défense.
Cette ambition est aussi l’idée directrice du budget fédéral 2025, qui prévoit une augmentation des dépenses militaires de 81,8 milliards sur cinq ans. Parmi les investissements clés, un quart de l’enveloppe (20,4 milliards) sera consacré au recrutement et aux hausses de salaire au sein des Forces armées canadiennes (FAC). Un autre quart (19 milliards) sera investi dans l’entretien des capacités actuelles des FAC et dans les infrastructures. Près de 18 milliards permettront l’achat de véhicules (utilitaires légers, logistiques et blindés), des investissements en capacités de frappe de précision à longue portée et de lutte contre les drones, ainsi que dans la fabrication de munitions canadiennes.
Tout cela ressemble à un effort de guerre, si on compare ce budget aux faibles investissements passés du Canada. Mais cet effort sera-t-il suffisant pour réaffirmer la souveraineté du Canada en matière de défense ? Rien n’est moins sûr.
La puissance de l’armée canadienne est débattue : elle est considérée comme une force de calibre mondial avec des soldats professionnels et une bonne réputation, mais elle est aussi critiquée pour son manque de préparation et son sous-financement, notamment par rapport aux objectifs de l’OTAN. Des rapports internes font état de lacunes significatives dans la capacité opérationnelle, l’équipement et le personnel, ce qui affecte sa fiabilité en tant qu’allié.
SELON LE DEVOIR: « Malgré les effets d’annonce et un budget généreux en investissements militaires, Mark Carney et son gouvernement n’ont pas levé tous les freins à la pleine émancipation du Canada en matière de défense. Explications.

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