Les temps sont durs dans l’univers de la mode. Après avoir mis à terre de nombreuses enseignes telles que Burton of London, Camaïeu, ou encore Minelli, la crise fait même vaciller les plus gros. Depuis quelques mois, le géant du prêt-à-porter H&M peine à garder le cap entre pandémie persistante, pouvoir d’achat en berne des consommateurs et pression croissante des concurrents de l’ultra fast fashion tels que Shein et Primark, encore plus agressifs en termes de prix que ce groupe suédois, pourtant spécialiste de l’entrée de gamme pas cher.
La preuve ? Les derniers chiffres publiés : une dégringolade de 30% du bénéfice net au troisième trimestre, à 203 millions d’euros. Ajoutez à cela une révision douloureuse de ses ambitions de rentabilité annuelle. «Nous estimons que la marge opérationnelle de cette année sera inférieure à 10%», a déclaré en septembre le directeur général du groupe, Daniel Ervér.
H&M exploite des magasins en Israël depuis mars 2010, avec son premier magasin à Tel Aviv en partenariat avec le franchisé local Match Retail, une division de Union Group. La marque suédoise H&M avait été au coeur d’une polémique qui avait enflé sur les médias sociaux pour avoir proposé dans sa gamme d’accessoire la vente d’une écharpe pour femmes ressemblant trait pour trait au chale de prière juif (Talit).
H&M est présente dans 77 pays, emploie environ 101 000 personnes et possède 4 369 magasins. Elle est alors le 2e leader mondial de la confection textile, derrière le groupe Inditex. Acteur majeur de la fast fashion, l’entreprise fait l’objet depuis le milieu des années 2010 de nombreuses controverses.
L’enseigne propose des collections temporaires créées en collaboration avec nombre de stylistes de renom, de vedettes de la musique ou encore du sport.
LE PLUS. Selon Capital. « H&M : comment le géant suédois de la mode veut se réinventer ».
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