« Une humiliation nationale » : Smotrich affirme que des représentants d’Erdogan participent aux négociations pour les otages

« En route vers la capitulation et la défaite – sous votre surveillance », a lancé dans une lettre le ministre israélien des Finances à Benjamin Netayahou

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tion à la Knesset, le parlement israélien à Jérusalem, le 30 avril 2024.Oren Ben Hakoon/Flash90

Le ministre des Finances Betsalel Smotrich a adressé vendredi après-midi une lettre au Premier ministre Benjamin Netanyahou, dans laquelle il affirme avoir reçu des informations selon lesquelles autour de la table des négociations, dont le but est de parvenir à un accord d’otages, sont également assis « des représentants du président turc, l’ennemi antisémite d’Israël, Erdogan ».

M. Smotrich a exigé que M. Netanyahou « mette fin au laxisme et à l’humiliation nationale », rappelant qu’autour de la table sont assis les États-Unis, l’Égypte, le Qatar, la Turquie et Israël. « D’un côté, Erdogan propage l’antisémitisme et une haine terrible envers Israël, se joint aux procédures contre Israël à La Haye et met fin aux liens économiques, et de l’autre, il siège en tant que partenaire de négociation. », a-t-il dénoncé. Selon le ministre des Finances, la présence des représentants turcs – qui jusqu’à présent n’a été mentionnée nulle part – a également été cachée aux membres du cabinet.

Cette information survient alors que depuis deux semaines, le chef du bureau politique du Hamas, Ismail Haniyeh, se trouve en Turquie aux côtés d’autres hauts responsables du Hamas. Jeudi, Erdogan a annoncé le blocus des ports pour les importations et exportations israéliennes, jusqu’à ce qu’un cessez-le-feu soit annoncé. « N’y a-t-il pas de limite à l’humiliation nationale que nous apporte cette négociation ? », a lancé M. Smotrich.

« N’est-il pas clair que le Moyen-Orient valorise la force et méprise la faiblesse et le laxisme, et que cette humiliation nuit de toute façon à la sécurité et met notre existence en danger ? », a-t-il poursuivi. Le ministre des Finances soutient qu' »Erdogan devrait être disqualifié et banni de toute conversation ou contact dans le dossier des otages ». « Nous devons également rompre tout lien avec lui et agir pour le dénoncer dans tout le monde occidental comme quelqu’un qui a choisi d’adopter l’islam radical au fil des années, les positions de l’Iran et de ses partenaires qui menacent la paix mondiale », a-t-il ajouté. « Mais sa participation aux négociations a l’effet inverse : elle blanchit ses péchés, lui donne une légitimité internationale et, comme nous l’avons mentionné, cause de graves dommages à la sécurité d’Israël. Monsieur le Premier ministre, nous sommes déjà bien trop bas sur la pente glissante qui mène au gouffre. De la guerre et de la victoire, nous passons à la capitulation et à la conscience de la défaite. Et tout cela sous votre direction et à vos risques et périls », a-t-il conclu.

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