RADIO J. Emission d’Ilana Ferhadian. Chronique hightech de Daniel Rouach ce lundi matin. « L’incroyable performance des Emirats Arabes Unis. Pourquoi le hightech d’Israël s’y intéresse très fortement ».

Israël n’hésite pas à envoyer ses troupes du hightech dans ce pays incroyable qui a une attitude très favorable à Israël. Les grands noms de l’écosystème israélien, qui avec 470 cyber start-up actives, se classe au second rang mondial des clusters de cybersécurité, sont en grande majorité actifs aux Emirats Arabes Unis.

Les israéliens recherchent des opportunités d’affaires sans cependant passer des dizaines d’heures dans des vols : la durée du vol direct le plus rapide de Abu Dhabi à Tel Aviv-Yafo est de 3 heures 15 minutes.

Dôme de fer cybernétique.

Trois ans après la normalisation des relations diplomatiques entre les Émirats arabes unis et Israël dans le cadre des accords d’Abraham, force est de constater que les liens commerciaux et stratégiques entre les pays se sont renforcés.

Un responsable des Emirats : « La connexion avec les entreprises technologiques israéliennes a été particulièrement utile dans la transition des Emirats vers une économie numérique ».

« Nous sommes confrontés à des défis communs dans le domaine du cyber avec les Emirats, a déclaré récemment le responsable du cyber système national israélien, Gaby Portnoy. »

Le chef de la cybersécurité des Émirats arabes unis, Mohamed Al-Kuwaiti, a remercié récemment Israël et son cyber système national l’avoir aidé « à repousser une cyberattaque par déni de service», ainsi que pour l’assistance apportée par l’État hébreu aux Émirats dans la mise en place du « cyber dôme de fer ».

« La grande start-up nation (Israël) et ses nombreuses entreprises nous ont aidés et nous aident encore à construire un cyber dôme de fer ou à améliorer celui existant », a-t-il indiqué.

Le responsable de la cybersécurité des EAU a ensuite présenté à Tel-Aviv le projet Crystal Ball : une plateforme numérique destinée à détecter et repousser les pirates.

A. Les Émirats arabes unis prévoient de maintenir leurs relations diplomatiques avec Israël malgré la guerre avec le Hamas. Ils espèrent avoir une « influence modératrice sur Israël » tout en préservant leurs propres intérêts.

Les Émirats arabes unis continuent d’accueillir un ambassadeur israélien et il n’y a aucune perspective de rupture des liens diplomatiques, qui représentent une priorité stratégique à long terme pour Abou Dhabi.

Abu Dhabi est le pays arabe le plus important à établir des liens diplomatiques avec Israël en 30 ans, dans le cadre des accords d’Abraham négociés par les États-Unis en 2020.

B. Les Emirats ont été parmi les premiers pays au monde à lancer la nouvelle génération mobile dans cette région qui affiche déjà la plus forte consommation de données mobiles du globe. La 5G doit leur permettre de diversifier leurs économies et préparer ainsi l’après-pétrole.

C. Les Emirats ont lancé en 2021 des négociations commerciales bilatérales avec huit pays représentant 10 % du PIB mondial. Menées au pas de course, elles ont déjà conduit à la signature d’un accord de libre-échange avec Israël (le 1er avril 2022, ratifié en décembre 2022).

E. Israël et les Émirats arabes unis ont développé des liens économiques et sécuritaires étroits au cours des trois années qui ont suivi la normalisation, y compris une coopération en matière de défense.

Israël a fourni aux Émirats arabes unis des systèmes de défense aérienne après les attaques de missiles et de drones lancées contre Abu Dhabi au début de l’année 2022 par le mouvement houthi du Yémen, allié à l’Iran.

F. Le commerce bilatéral a dépassé les 6 milliards de dollars depuis 2020, selon les données du gouvernement israélien. Les touristes israéliens se sont rués sur les hôtels, les plages et les centres commerciaux des Émirats arabes unis, qui sont une puissance pétrolière de l’OPEP et un centre d’affaires régional.

INVESTISSEMENTS ETRANGERS.

Les Émirats arabes unis se sont classés au deuxième rang après les États-Unis pour les nouveaux investissements directs étrangers l’année dernière, selon un rapport de l’ONU.

Les Émirats arabes unis se sont fixés un objectif ambitieux : attirer $150 milliards d’investissements étrangers d’ici 2031 et se classer parmi les 10 premiers pays au monde en termes d’attraction d’IDE, dans le cadre de leur stratégie de diversification économique.

Récemment les Émirats arabes unis ont dévoilé le programme « NextGen FDI », qui vise à accélérer l’octroi de licences, à améliorer les services bancaires et à offrir des incitations en matière de location commerciale et résidentielle aux entreprises de technologie de pointe cherchant à s’installer dans le pays.

Les accords de partenariat économique global du pays visent également à renforcer les investissements bilatéraux.

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