Le « bracelet de l’amitié » est inconnu en Israël. Même Time Magazine le dit: 2023 fut l’année Taylor Swift. La star ne cesse d’atteindre de nouveaux sommets de popularité et d’influence, à tel point qu’elle lance et relance des modes sans même le vouloir. Cette année, ce fut par exemple le cas du bracelet d’amitié, évoqué dans sa chanson «You’re On Your Own, Kid» («Make the friendship bracelets, take the moment, and taste it», disent les paroles). Ses fans n’ont cessé d’en fabriquer, de s’en échanger, voire d’en faire commerce.
Mais ce bracelet de perles, facilement réalisable et personnalisable, n’est pas qu’une affaire de Swifties (le nom donné à la communauté de fans de l’artiste). Soudain, explique Refinery29, on en a vu fleurir un peu partout, peut-être parce qu’il s’agit là de la façon la plus simple qui soit d’afficher une opinion ou un sentiment. Il suffit d’acquérir des perles ornées de lettres, et il devient alors très simple d’arborer ou d’offrir des bracelets vus comme autant de revendications.
Tu es mon amie (ou mon ami) pour la vie? Je te le dis avec un bracelet. Je veux dire non à Donald Trump, à Gérald Darmanin, aux anti-IVG, afficher mon soutien à un pays en guerre, clamer mon amour pour une célébrité ou affirmer encore et encore «mon corps, mon choix»? Quoi de mieux qu’un autre bracelet, voire dix autres. C’est moins coûteux et polluant que l’achat d’un t-shirt, et c’est moins définitif (et beaucoup moins coûteux) qu’un tatouage.
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