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Mmercredi s’est tenu un débat, à la commission des lois de la Knesset, autour de la réforme du système judiciaire proposée par le ministre Yariv Levin.

Le ministre était venu présenter les détails de son projet devant les députés de la commission dirigée par Simha Rotman (Hatsionout Hadatit). Mais les membres de l’opposition qui étaient présents avaient décidé de ne pas le laisser parler.
Le ministre a été interrompu à plusieurs reprises parfois par des cris. Rotman a alors coupé les micros de ces députés perturbateurs et en a même expulsé plusieurs du débat.
Les discussions étaient inaudibles pendant une bonne partie de la séance.

 

Pourtant, le président de la commission, Simha Rotman avait bien précisé que l’objectif de cette réunion était de  procéder à un dialogue ouvert entre toutes les parties autour de la réforme:  »Tout le monde sera entendu, dans le calme et en profondeur et toutes les opinions pourront s’exprimer sur les différentes questions soulevées lors des débats. Nous n’adopterons de décisions que lorsque les débats seront clos. J’invite, évidemment, tous les députés, de tous les partis, qui y sont intéressés, à prendre part à ce dialogue, à s’installer dans la salle de la commission et à être présents lors des débats. Laissons, au moins sur ce sujet, le cynisme de côté et procédons à un véritable débat ».

L’absence des chefs de l’opposition, Yaïr Lapid et Benny Gantz notamment, des débats ce matin a été soulignée. Ils décrivent cette réforme comme l’une des plus dangereuses pour la démocratie israélienne et l’avenir du pays mais n’ont pas jugé utile de participer aux discussions la concernant.

 

Les députés de Yesh Atid ont quasiment tous été expulsés de la séance après avoir pris la parole sans y avoir été invités et avoir perturbé la bonne tenue des discussions. Ils ont crié à l’absence de démocratie et ont accusé Simha Rotman de vouloir les faire taire.

 

 

Le ministre Yariv Levin s’est dit déterminé à faire passer sa réforme et qu’il ne se laisserait pas impressionner par les menaces. Il a toutefois précisé que cela ne signifiait pas qu’il n’était pas possible de faire des remarques sur ce qu’il propose.

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