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Demain sur Radio J en direct. 7h05. Dans l’émission d’Ilana Ferhadian. Chronique de Daniel Rouach.

Bonjour chers Auditeurs, bonne et heureuse année,

INTRODUCTION. Avec Bibi Netanyahou revenu au pouvoir on parle de plus en plus d’une normalisation des relations entre Israël et l’Arabie saoudite. Un projet va probablement servir de point de focalisation d’une coopération Israël-Arabie. Il s’agit de « Neom », un immense projet urbanistique situé dans le nord-ouest de l’Arabie saoudite. Les travaux pour mener à bien l’ensemble du projet urbain Neom ont déjà commencé (des images satellites le montrent).

Lors d’un forum sur l’investissement, le Prince Mohammed Ben Salman (MBS) avait dévoilé le projet NEOM qui a pour but de donner véritablement corps à son projet « Vision 2030 « de diversifier fondamentalement l’économie de son pays, tributaire du pétrole, au cours de la prochaine décennie.

J’ai pris connaissance de ce projet NEOM à Paris au moment de son lancement. Un ami qui travaillait à l’époque pour MBS à Londres m’avait parlé avec enthousiasme de ce projet. J’ai eu une discussion dans un grand hôtel sur les Champs-Elysées avec le grand patron saoudien qui avait été chargé des transferts de technologie.

Selon des sources non israéliennes le Prince Mohammad bin Salman (MBS) a reçu il y a deux ans Benjamin Netanyahu et l’U.S. Secretary of State Mike Pompeo à NEOM. L’avion de Bibi Netanyahou avait été suive par des « suiveurs de vols ».

Neom est une initiative de $500 milliards qui vise à construire une ville futuriste à trois Etats, aux frontières saoudienne, égyptienne et jordanienne, dans le golfe d’Aqaba.

De nombreux israéliens (ingénieurs et autres), possédant un double passeport, ont été engagés depuis trois ans par les Saoudiens sur ce projet géant. A partir de Londres des israélo-français ont été invités à contribuer sur le projet Neom. Des Universitaires et architectes israéliens ont été contactés et recrutés par les Saoudiens. Les salaires proposés sont très élevés.

Début 2022, Mohammed Ben Salman (MBS) avait qualifié dans une interview au magazine américain The Atlantic, Israël « d’allié potentiel ».  « Nous ne considérons pas Israël comme un ennemi, mais comme un allié potentiel, avec de nombreux intérêts que nous pouvons avoir en commun », avait-t-il déclaré.

Selon le Wall Street Journal, Riyad va investir de manière publique des millions de dollars dans des start-up israéliennes.

DESERT TECH. Les Saoudiens s’intéressent naturellement au « Desert Tech » (technologies du desert). Ces dernières années, Israël a développé de nombreuses technologies pour lutter contre la désertification dans les domaines de l’agriculture, de l’énergie, de l’eau et des infrastructures. Plus de 300 jeunes entreprises israéliennes développent des technologies spécifiquement adaptées ou potentiellement adaptables aux environnements désertiques.

FEMMES. Une firme israélienne « Dana » travaille avec des start-ups d’Arabie axées sur la durabilité du climat dans le désert.Fondée en 2020, « Dana » agit comme une entreprise régionale de capital-risque et une plateforme d’investissement pour les jeunes pousses dirigées par des femmes dans le domaine des technologies du désert.

NEOM. La société israélienne BioFishensy qui a développé un système automatisé pour le traitement des étangs de pisciculture industrielle travaille sur le projet saoudien NEOM pour construire la plus grande ferme piscicole de la région.

NEOM se construit à l’entrée du golfe d’Aqaba, à l’extrémité nord-est de la mer Rouge. Le prince héritier a promis qu’elle serait une ville à la pointe de la technologie, dotée de ses propres lois et administration, et qu’elle serait également libre de toute «tradition».

Il y a quatre ans a commencé la construction d’un immense complexe résidentiel pour la famille royale saoudienne, sur les bords de la mer Rouge. On peut observer sur Google Maps huit villas, un golf, dix héliports et une base annexe pour le personnel et la sécurité. 

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