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Le projet de Système de combat aérien du futur (SCAF), longtemps bloqué par des rivalités entre Dassault et Airbus et des doutes sur la participation allemande, est présenté comme primordial pour la coopération européenne de défense

Le ministère allemand de la Défense a annoncé vendredi la conclusion d’un accord entre industriels concernant le coûteux et complexe projet d’avion de combat européen qui était enlisé depuis des mois en raison de tiraillements entre Dassault et Airbus. « Après des négociations intenses, un accord entre industriels a pu être atteint pour la prochaine phase du programme » de Système de combat aérien du futur (SCAF), a indiqué le ministère dans un communiqué diffusé à Berlin.
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Cet accord est une « étape magnifique et – particulièrement à l’heure actuelle — un signal important de l’excellente coopération entre l’Allemagne, la France et l’Espagne », a estimé la ministre Christine Lambrecht, citée dans le communiqué. « Elle renforce les capacités militaires de l’Europe et garantit un know-how [savoir-faire, NDLR] important pour notre industrie et l’industrie européenne », a-t-elle ajouté.
L’Élysée a de son côté salué l’accord comme « un grand pas en avant », démontrant que les Européens pouvaient « relever ensemble des défis considérables » dans un communiqué diffusé à Paris.

Lancé en 2017, le SCAF, qui inclut aussi des drones, est censé entrer en service à l’horizon 2040.

Fin août 2021, les trois pays concernés, la France, l’Allemagne et l’Espagne, avaient signé un accord prévoyant 3,6 milliards d’euros d’études détaillées pour lancer en 2025 la construction d’un démonstrateur en vol. Mais les contrats n’avaient pas été passés faute d’accord sur le partage des tâches entre le constructeur français Dassault Aviation et son partenaire principal, Airbus.

Source :  Sud Ouest (copyright)

 

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