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Ces dernières années, du label de start-up nation  aux accords d’Abraham, Israël, mon pays, est un modèle dans bien des défis qui font question dans le monde. Cette ouverture vers nos ennemis d’hier a rallié à notre cause ceux parmi les plus sceptiques au sein des nations. Cet atout a eu des répercussions politiques bien sûr, mais aussi économiques et sécuritaires.

Et viennent les élections d’hier et elles interpellent. Cette vague d’une droite radicale portant le grand parti du Likoud avec à sa tête Benjamin Netanyahou comme un faiseur d’une nouvelle histoire comprenant plus de fermeté sécuritaire sur la scène intérieure et celle extérieure, plus de distance avec l’entité palestinienne. Moins de compromis de libéralisme sociétal, retour à une domination religieuse dans le quotidien entre autres et l’éducation, le  nationalisme comme proverbe de guidance sont pour beaucoup d’entre nous une source d’inquiétude.

C’est la mise en place d’une autre forme de gouvernance, éloignée de la modernité et remettant en cause l’Etat de droit et sa légitime référence démocratique au profit d’autres systèmes.

Et pourtant il va bien falloir réinventer un dialogue entre ces deux visions d’Israël car les uns et les autres sont pratiquement en nombre égal dans la société israélienne. De même que le monde se heurte aujourd’hui à des phénomènes hostiles engendrant pertes et misères, on sait bien comment finissent ce genre d’affrontements même s’il ne s’agit pas d’une guerre.

Dans le monde académique qui est le mien, l’exercice commence toujours par essayer de comprendre les deux parties pour tenter et proposer des solutions vivables et bonnes pour notre pays.

Les éléments personnels y jouent un rôle majeur et c’est la plus grande difficulté.

Les sages ne manquent pas, ni ici ni là, et il faudrait que s’installe un vrai dialogue entre le prochain Premier ministre et la personnalité du monde de la justice la plus éminente pour proposer une réconciliation pertinente et profitable à tous. Cela aurait l’avantage supplémentaire de montrer au monde que les enjeux sont compris et que les uns et les autres sans naïveté vont s’attacher à peser, à comprendre et à faire évoluer d’une manière raisonnable.

Ce rendez-vous est-il possible ?

Au collège, nous accueillons le 13 novembre un jeune rabbin héritier d’un homme remarquable, son père, le Grand Rabbin Sitruk, et à ses côtés, un homme courageux à la parole forte et claire, le Dr Ghâlib Ben Cheikh, islamologue et philosophe, avec à leurs côtés Son Excellence Eric Danon, pour précisément s’exprimer sur le symbole de la réconciliation. C’est un rendez-vous avec l’histoire dont l’actualité dépasse le propos initial. Mais est-ce un hasard ?

Dimanche 13 novembre 2022 à 19h30- Ha-Universita Street 1, Netanya – Réservation : 09-860-7898

anaia@netanya.ac.il

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