Radio J. Juifs orthodoxes et hightech. Jérémie Berrebi, serial entrepreneur en Israël.

Par |2022-11-15T06:46:56+01:0014 Nov 2022|Catégories : HIGH-TECH|
Partager :

CHRONIQUE HEBDOMADAIRE LE LUNDI MATIN HIGHTECH SUR RADIO J.

Bonjour Ilana, Pour cette chronique nous allons parler d’Israël, des Juifs orthodoxes et de l’entrepreneuriat. Notre thème de cette chronque est lié à la formation du Gouvernement actuel. On parle beaucoup des juifs orthodoxes.

Les Haredim représentent entre 12% à 15% des 9 millions d’Israéliens. Beaucoup de désinformations existent sur les haredim en Israël. Ce qu’on entend souvent : « ils sont éloignés de la Startup Nation, ils ne font que des études (Yeshiva) et ne vivent que sur des subventions publiques ».

A. HIGHTECH ET INNOVATION.

Jérémie Berrebi est un serial entrepreneur francophone et israélien. Un article de La Tribune : « Jérémie Berrebi a participé  à 360 projets dans 26 pays. Parmi ses nombreux faits d’armes, on compte le lancement du service de cagnotte Leetchi, de Mango Pay et la création de deux fonds d’investissements : Kima Ventures, avec Xavier Niel, PDG de Free, et Magical Capital, en Israël.

Jérémie Berrebi a débuté sa carrière en tant que  journaliste internet à une époque où chaque image mettait des heures à s’afficher. Sa première entreprise à succès, la plateforme e-commerce Zlio, fut pénalisée par les moteurs de recherches. Puis, il a enchaîné les projets en tant que fondateur, investisseur, conseiller, membre de Board.

Au-delà de tous ses projets professionnels, des startups où il a investi et des boards d’entreprises qu’il conseille, Jérémie a une deuxième vie non moins prenante après le travail. Oui, le plus impressionnant, c’est qu’il a 15 enfants. Il a dû acheter un bus pour véhiculer sa famille et, il l’avoue, seule sa femme a le permis bus.

Jérémie Berrebi n’a jamais renié qui il était, ni les principes qui régissent sa vie.

Manger casher, pourquoi pas ? Même dans les plus hautes sphères politiques, Jérémie Berrebi nous a expliqué qu’il n’a pas transigé et a expliqué avec tact quelles étaient ses limites et directions alimentaires.

Être Français dans un contexte international, et alors ? Plutôt que se fondre à tout prix dans la masse, qui est un défi assez peu réaliste , il n’a pas renoncé ou caché son identité. Il a appris sans ménagement à gérer les rendez-vous en anglais et s’imposer dans une langue de travail qui n’était pas la sienne ».

B. INCUBATEUR DE STARTUPS. Les Juifs ultra-orthodoxes ne font pour la plupart pas d’études laïques, et manquent souvent « de soft skills, de culture du travail et des affaires », souligne Eli Dynovisz, qui travaille pour un incubateur de startups, Bizmax. 

La fondation Kemach promeut l’emploi des Juifs ultra-orthodoxes. « La religion ne leur interdit pas de travailler », alors que la pratique des études religieuses leur permet souvent de développer une bonne capacité d’apprentissage, assure le rabbin Nechemia Steinberg.

Mais il faut leur offrir un contexte adapté. La fondation propose ainsi non seulement des centres d’emplois et des formations. A Jérusalem, elle gère aussi – avec le soutien du gouvernement et la fondation Achim – l’incubateur dédié aux startups haredim Bizmax.

Dans un article de La Tribune : « Pour Ephraim, Yitzik, Jonathan, Moshe, la journée commence toujours de la même manière : par la prière du matin. Chaque matin, vêtus de leur long manteau, kippa, chapeau rond noirs, et « tsitsit » à la taille, ils se mettent en route pour rejoindre leur espace de coworking, à l’incubateur Bizmax, situé dans le quartier de Romema. Après avoir passé les portiques de sécurité et le contrôle des soldats qui surveillent l’immeuble, vous ne verrez donc aucun t-shirt fluo estampillé du dernier logo « hype » des startups. Ne cherchez pas non plus les femmes.

Au quotidien, ces entrepreneurs vivent comme tout entrepreneur, allant de la paillasse des ordinateurs aux salles de réunion, en passant par l’espace cuisine… la table de ping-pong et la salle de sieste. Dans leurs motivations à travailler, les ultra-orthodoxes cherchent d’abord à améliorer leur niveau de vie avant de « faire carrière ».

Les créateurs haredi de la nouvelle génération n’ont pas l’impression de vivre différemment des autres entrepreneurs de la Silicon Valley ou de la Station F. « Il n’y a aucune différence entre un entrepreneur religieux et un entrepreneur laïc. C’est la courbe d’apprentissage qui est plus difficile peut-être, mais, à la fin, vous faites le même job », conclut Moshe Levinson.

Partager :

Partager cet article, Choisissez votre plateforme !

Aller en haut