Partager :

Le leader de l’opposition et futur Premier ministre Benjamin Netanyahu, a dit dans une réunion à huis-clos que son gouvernement n’autorisera aucun changement dans le statu-quo sur les droits des LGBT dans le pays, notamment en ce qui concerne d’éventuelles limitations du défilé de la Gay Pride, selon de multiples informations qui ont filtré vendredi.

Ses propos ont été rapportés par plusieurs médias, ce qui indique que cette déclaration officielle viendrait de son bureau – un signal lancé apparemment en direction de l’alliance d’extrême-droite HaTzionout HaDatit-Otzma Yehudit.

Il y avait des craintes chez les Israéliens LGBT d’initiatives possibles prises à leur encontre de la part d’un gouvernement qui comprendra des membres de l’extrême-droite, certains étant farouchement opposés à la communauté.

Plusieurs membres de HaTzionout HaDatit, qui doit devenir le premier partenaire du Likud dans la coalition de Netanyahu en termes d’influence, a passé les journées qui ont succédé au scrutin à détailler leur plan visant – entre autres – à réduire les événements de la Gay pride.

Jeudi, le député Avi Maoz, chef du parti ouvertement homophobe Noam au sein de HaTzionout HaDatit, a indiqué qu’il œuvrerait à légalement abolir la marche des Fiertés à Jérusalem.

Maoz a indiqué à la Radio militaire que son parti « ouvrira une enquête sur l’annulation de la gay pride d’un point de vue légal », affirmant que cette célébration annuelle visait à être « provocante », la qualifiant « d’offensante ».

« C’est illégal de marcher nu dans la rue. Il n’y a pas de manifestation publique sans limitation. Ce que fait un individu dans son domicile privé, c’est son affaire, et je n’ai pas l’intention de m’impliquer là-dedans », a dit Moaz.

Il a aussi expliqué qu’il chercherait à revenir sur l’interdiction des soi-disantes « thérapies de conversion » qui a été mise en place par le ministère de la Santé, ce qui autoriserait « les personnes qui souhaitent ne pas être homosexuelles » à « bénéficier d’une aide psychologique », selon lui.

Les responsables de la santé, partout dans le monde, disent que ces  soi-disantes thérapies de conversion sont scientifiquement douteuses, voire dangereuses et les organisations majeures de la santé mettent en cause des « méthodes pseudo-scientifiques » et le traitement de la question de l’homosexualité sous le prisme de la maladie mentale.

Environ 7 000 personnes prennent part tous les ans à la Gay pride de Jérusalem, qui est organisée depuis presque vingt ans. Si elle est largement acceptée par les résidents, elle est souvent accompagnée par des rassemblements de religieux de la ligne ultra-radicale. Il y a eu deux attaques au couteau commises par le même auteur en 2005 et en 2015 lors de la marche des Fiertés. Cette dernière attaque avait fait un mort, une adolescente de 16 ans, Shira Banki.

COPYRIGHTS. T.O.I.
Partager :