Dans une étude de 85 pages le Belfer Center, centre de recherche de la prestigieuse université de Harvard, a osé ce que personne n’avait vraiment tenté: établir un classement des puissances cyber mondiales, à la fois sur l’aspect défensif et offensif.

Le verdict? Un subtil mélange de résultats très attendus et de classements bien plus surprenants. Sans surprise, les Etats-Unis et la Chine dominent le classement général, devant le Royaume-Uni et la Russie. Washington termine premier sur l’aspect offensif, et Pékin première puissance mondiale sur le défensif.

La France termine à une honorable sixième place, atteignant même le second rang mondial sur le cyberdéfense. Sur la lutte informatique offensive (LIO), en clair les capacités de destruction de systèmes informatiques étrangers, Paris termine 10ème.

D’autres résultats sont plus inattendus, voire carrément étonnants. Israël, unanimement reconnu dans le milieu de la tech comme une grande puissance cyber, termine en dehors du top-10.

« Très étonnant vu le niveau de leurs industriels et de leur armée dans le domaine cyber », relève le directeur de la stratégie d’Orange Cyberdéfense et auteur de La Cybersécurité (PUF).

« Ils devraient être à la deuxième ou troisième place », estime même Bernard Barbier, fondateur du cabinet BBCyber et ancien directeur technique de la DGSE.

A l’inverse, des acteurs de second plan, ou en tout cas souvent définis comme tels, terminent très haut dans le classement. C’est notamment le cas des Pays-Bas, à la 5ème place du classement général, et même à la 3ème sur l’aspect offensif. « C’est très curieux, pointe un expert du cyber. Les Néerlandais ne sont pas mauvais, mais ils sont quand même largement sous perfusion américaine. »

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