Source française : « La France interdit les armes offensives israéliennes au salon Eurosatory, Tel-Aviv dénonce une décision honteuse « qui sent le calcul politique et commercial ».

« Il n’y a pas d’ambiguïté possible : si un exposant est aussi fabricant de roquettes, il ne pourra pas les montrer. Cela évite toute arme offensive », a souligné l’organisateur du salon.

Le salon Eurosatory, le 6 novembre 2024 à Villepinte (Seine-Saint-Denis). (HENRIQUE CAMPOS / HANS LUCAS / AFP)
Le salon Eurosatory
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La France a interdit la présentation d’armes offensives israéliennes à l’édition 2026 du salon mondial de la défense et de la sécurité Eurosatory, qui a lieu près de Paris, ont déclaré les organisateurs à l’AFP, lundi 1er juin. « Sont autorisés uniquement les exposants israéliens qui présenteront des systèmes de défense antibalistique et antiaérienne« , a détaillé le président de Coges Events, Charles Beaudouin. Il était interrogé après un communiqué du ministère de la Défense israélien, qui protestait contre ces restrictions décidées en amont de ce salon qui a lieu du 15 au 19 juin, au parc des expositions Paris Nord Villepinte.

« C’est un choix du gouvernement français, du Conseil de défense. Et, à titre personnel, je trouve que ça a le mérite d’être clair », a poursuivi Charles Beaudouin. « Il n’y a pas d’ambiguïté possible : si un exposant est aussi fabricant de roquettes, il ne pourra pas les montrer. Cela évite toute arme offensive », a-t-il souligné. « Nous avons donné un cadre clair, à savoir : une exposition limitée aux matériels et équipements israéliens relevant de la défense aérienne et de la défense antimissiles », confirme le ministère des Armées à franceinfo. « Les exposants israéliens qui seront en conformité avec le cadre donné pourront exposer les matériels et équipements de leurs entreprises à l’occasion d’Eurosatory. »

Israël dénonce « une décision honteuse »

Le ministère israélien a dénoncé cette décision, déplorant être « dans l’incapacité de participer au salon ou d’installer un pavillon national ». « C’est une décision honteuse, qui sent le calcul politique et commercial, et, de manière regrettable, elle ne constitue pas une surprise. Elle correspond à un schéma profondément troublant dans le comportement de la France ces dernières années », a-t-il écrit.

Paris a condamné de manière répétée depuis fin février les attaques d’Israël sur le territoire du Liban. Dimanche, la France a demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations Unies après que l’armée israélienne s’est emparée de l’emblématique forteresse médiévale de Beaufort pour y faire flotter le drapeau israélien.

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