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Israël et la Suisse veulent renforcer leur coopération dans le secteur financier.

Il n’est pas surprenant que les ministres des Finances israélien et suisse aient non seulement signé il y a cinq ans un protocole destiné à renforcer la collaboration en matière de prestations financières et à promouvoir un dialogue régulier entre les ministères mais également signé un accord entre l’autorité fédérale suisse de surveillance des marchés financiers (FINMA), l’autorité de surveillance israélienne du marché des capitaux, des assurances et de l’épargne (CMISA) et l’autorité israélienne de surveillance des marchés financiers (ISA) pour promouvoir la coopération dans le secteur de la Fintech.

Pour David Biegeleisen, qui dirige au sein de l’ambassade de Suisse à Tel-Aviv le département des innovations, le secteur de la Fintech est passionnant. « En coopération avec le Peres Center for Peace and Innovation, nous avons organisé l’année dernière un grand webinaire intitulé ‘Green Digital Finance – Passerelles entre Israël et la Suisse’. La Suisse a un savoir-faire très étendu dans les domaines de la gestion des actifs et de la finance durable tandis qu’Israël dispose d’un des secteurs high-tech les plus dynamiques au monde et d’un grand nombre de start up et de VCs (venture capital ou capital-risque). Les start up Green Fintech suisses peuvent bénéficier de l’expérience israélienne dans le secteur du capital-risque et la Suisse peut partager ses connaissances sur le financement vert numérique ».

Il s’agit là d’un sujet particulièrement brûlant car, dans le secteur de la finance, la nouvelle génération est en train de s’imposer, et elle souhaite placer ses fonds de manière durable en faisant appel au numérique.

Un secteur dans lequel les start up israéliennes sont également très actives en Suisse est celui des cybermonnaies. De nombreuses organisations et entreprises israéliennes ont obtenu des investissements par le biais d’ICOs (Initial Coin Offering), une autre forme de cryptomonnaie exploitée par les entreprises pour se procurer des capitaux. Via des plateformes ICO, les investisseurs reçoivent des jetons en échange de leur investissement dans l’entreprise. Dans ce secteur, la Suisse est particulièrement performante et, contrairement à Israël et aux Etats-Unis, elle a rapidement créé un groupe de travail qui a conduit à l’édiction de lois pour ce domaine. Alors qu’en Israël il a été longtemps difficile de convertir les cryptomonnaies en liquide, les banques suisses ont rendu cette opération simple à réaliser, sous réserve que le détenteur de la cryptomonnaie puisse prouver qu’il ne s’agit pas de blanchiment d’argent.

Toutefois, en dépit des chances très importantes de coopération entre Israël et la Suisse dans le domaine de la Fintech, David Biegeleisen se concentre également sur d’autres secteurs : « Nous travaillons actuellement surtout sur des coopérations dans les secteurs de la santé et du Foodtech où les projets entre la Suisse et Israël sont extrêmement nombreux. Concernant la Fintech, nous avons constaté que le secteur bancaire reste encore très « frileux », les innovations ont besoin de beaucoup de temps, mais le sujet sera pour sûr traité dans les deux prochaines années ».

/israelentreleslignes.com/

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