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ISRAELVALLEY TEMOIGNAGE. L’ancien député de Yisrael Beytenu, Eli Avidar, a lancé son nouveau parti libertaire mardi, promettant d’utiliser sa faction Israël Hofshit (« Israël Libre ») pour poursuivre des réformes de la justice pénale qui rendront impossible pour une personne mise en examen de servir comme Premier ministre.

J’ai eu l’occasion de rencontrer une bonne dizaine de fois El Avidar avant qu’il se lance en politique. Un point remarquable sur Avidar : il est impossible de ne pas l’aimer! Sympathique et aimable en toute circonstances. Avidar a une expérience diplomatique unique. Un travailleur acharné.

Eli Avidar a été Président d’une importante Chambre de Commerce en Israël. Nous avons organisé avec lui une série de rencontres à la Bourse aux Diamants de Tel-Aviv.

Avant d’être élu à la Knesset, il était président de la start-up fintech appelée Dindex Ltd., et vice-président de la Confédération mondiale de la joaillerie – Cibjo. Il est ancien directeur général de la Institut du diamant d’Israël Group of Companies, l’Israel Diamond Exchange, ainsi qu’autrefois était un diplomate de haut niveau dans le Ministère israélien des affaires étrangères.

(Daniel Rouach)

LE PLUS. TIMES OF ISRAEL. Avidar, qui a acquis une certaine notoriété grâce à son rôle actif dans les manifestations anti-corruption de 2020-2021 contre le Premier ministre de l’époque, Benjamin Netanyahu, s’est séparé du gouvernement et de son ancien parti en février, et a critiqué ses anciens alliés mardi pour ne pas avoir réussi à faire passer une loi visant à empêcher Netanyahu de reprendre le pouvoir.

Il est temps pour un « Israël libre de tout dictateur, de toute corruption, de toute coercition, de toute peur, de toute incitation, du tout racisme, de toute intimidation, de toute exploitation, de tout crime organisé et de politiciens fragiles qui oscillent sans cesse afin de se précipiter dans les bras de Netanyahu au moment de la vérité », a écrit Avidar dans une déclaration annonçant la formation de son nouveau parti.

Bien qu’il ait évoqué une candidature indépendante depuis des mois, Avidar se joint la course à la Knesset du 1er novembre après une année tumultueuse en politique. Entré à la Knesset avec le parti laïc de droite Yisrael Beytenu en 2019, Avidar s’est éloigné du parti après n’avoir pas obtenu de poste ministériel lors de la formation du gouvernement sortant actuel en juin 2021.

Il a ensuite été ramené dans la coalition via un poste ministériel au sein du bureau du Premier ministre, qu’il a également rejeté par la suite en raison de son manque d’influence.

Après avoir mené une campagne agressive contre la corruption et le gaspillage, Avidar s’est vu reprocher d’avoir accepté de siéger dans un gouvernement déjà hypertrophié.

Les membres de Yisrael Beytenu Alex Kushnir, à gauche, Eli Avidar, au centre et le chef du parti Avigdor Liberman lors d’un pique-nique pour la fête de l’indépendance d’Israël, le 10 mai 2019. (Crédit : Facebook)

Il n’a pas indiqué de direction politique spécifique pour son nouveau parti, mais a indiqué qu’il mettrait en avant les valeurs libertaires.

« Le parti fera avancer les projets de loi sur les accusés criminels, la réforme de la gouvernance, un nouveau contrat avec le citoyen, l’éthique, et se battra pour le droit de chaque citoyen à s’épanouir avec respect et à vivre comme il l’entend », a-t-il écrit.

Le législateur a été un défenseur passionné des libertés individuelles et a critiqué le gouvernement dans lequel il a siégé pendant six mois pour avoir suivi les traces de la direction précédente en imposant des règles de pandémie de grande envergure restreignant les libertés individuelles.

Le député Eli Avidar, du parti Yisrael Beytenu, à la Knesset le 21 juin2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Il a d’abord refusé de se faire vacciner contre la COVID-19 et s’est insurgé contre les décideurs politiques qui « font pression » sur les citoyens pour qu’ils se fassent vacciner. Il n’a reconnu s’être fait vacciner que quelques jours avant de prêter serment au cabinet.

L’une de ses principales initiatives à la Knesset était le projet de loi sur les accusés criminels, qui aurait empêché les politiciens inculpés de former un gouvernement. Cependant, cette initiative, ainsi que d’autres visant apparemment à bannir Netanyahu de la scène politique, a été bloquée en l’absence de soutien total de la coalition.

« Tous ceux qui ont refusé de faire passer le projet de loi sur les accusés criminels ont conduit au renversement du ‘gouvernement du changement’ et ont soutenu la politique du gouvernement Netanyahu de piétinement des droits civils », a écrit Avidar mardi.

TIMES OF ISRAEL.

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