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Élisabeth Borne a vécu une enfance marquée par le suicide de son père en 1972, un ancien déporté.

Mathilde Panot, présidente du groupe La France insoumise, a provoqué mercredi soir un tollé sur les réseaux sociaux après avoir affirmé que la Première ministre Élisabeth Borne « était une rescapée », en réaction à son discours de politique générale à l’Assemblée nationale.

Élisabeth Borne avait appelé à « bâtir ensemble » des « compromis » pour répondre aux défis économiques ou climatiques, sans convaincre l’opposition qui a exprimé sa « défiance » et fustigé un discours creux.

Élisabeth Borne a vécu une enfance marquée par le suicide de son père en 1972, un ancien déporté, alors qu’elle n’avait que 11 ans. Né Bornstein, Joseph Borne, ancien résistant d’origine polonaise, a connu l’enfer du camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau.

Le philosophe Raphaël Enthoven, Jacques Attali, ou encore l’avocate de l’Organisation juive européenne (OJE) Muriel Ouaknine-Melki ont dénoncé les propos de Mme Panot.

« L’antisémitisme est utilisé aujourd’hui contre tous les leaders progressistes dans le monde et je crois que c’est extrêmement grave », avait martelé la députée LFI, lors d’une intervention sur France Info en octobre 2021. « Je crois que nous avons prouvé et nous n’avons plus à prouver que nous luttons à la fois contre l’antisémitisme et contre toutes les formes de racisme », avait-elle assuré, alors qu’elle réagissait à des accusations d’antisémitisme visant Jean-Luc Mélenchon au sujet d’Eric Zemmour.

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