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SUR RADIO J. BONJOUR STEEVE.

Le Président de Pfizer, Albert Bourla, est en visite en Israël afin d’y recevoir le prix Genesis. Il a expliqué qu’il s’agissait pour lui d’un voyage très particulier, puisque la dernière fois qu’il s’est rendu en Israël, était il y a 45 ans, quand il avait 15 ans.

« Il m’est très difficile d’exprimer ce que j’ai ressenti lorsque j’ai atterri ici. J’ai voulu m’incliner et embrasser la terre quand je suis arrivé ».

Albert Bourla a décidé de ne pas perdre son temps en Israël. Il a demandé aux équipes israéliennes de Pfizer de lui organiser une tournée des centres de recherches israéliens de premier plan. C’est ainsi qu’on l’a vu se rendre à 500 mètres de l’Institut Weizman pour discuter avec des chercheurs célèbres, mais inconnus du grand public.

Grâce à Youval Cabilly de « Israel Biotech Fund », Albert Bourla a visité un laboratoire lancé par un consortium exceptionnel, né en Israël.

L’objectif de ce laboratoire est d’aider les start-up à développer des technologies informatiques de pointe basées sur l’intelligence artificielle afin de trouver des traitements et des médicaments personnalisés. Il est installé dans le parc scientifique de Rehovot, quartier technologique situé à une trentaine de kilomètres de Tel-Aviv, où sont établies de nombreuses start-up.

Les géants pharmaceutiques Pfizer, AstraZeneca, Merck et Teva Pharmaceuticals, ainsi que le géant technologique Amazon Web Services et le Fonds israélien pour la biotechnologie, ont ouvert un nouveau laboratoire d’innovation en Israël, qui favorisera la création de nouvelles start-ups développant des technologies informatiques de pointe basées sur l’intelligence artificielle (IA) pour aider à trouver des médicaments et des traitements personnalisés pour les patients.

L’installation, baptisée AION Labs, est dirigée par le PDG Mati Gill, ancien cadre supérieur de Teva Pharmaceuticals, et le directeur technique Yair Benita, ancien responsable de la biologie numérique chez Compugen, des opérations scientifiques chez CytoReason et scientifique principal chez MSD (Merck).

AION Labs a pour objectif de créer et d’investir dans des start-ups en phase de démarrage axées sur l’intelligence artificielle et la biologie numérique dans la découverte et le développement de médicaments. Le laboratoire offre également des ressources et un encadrement à mesure que ces jeunes entreprises développeront de nouvelles technologies pour l’industrie pharmaceutique.

L’installation comprend un laboratoire « humide », où la recherche biomédicale est effectuée, et une infrastructure de laboratoire de calcul basée sur le cloud computing pour aider les entrepreneurs et les start-ups en phase de démarrage dans leur travail, de la phase d’idéation à l’obtention de la preuve de concept.

Un laboratoire « humide » est un espace soigneusement conçu, construit et contrôlé pour éviter le déversement de substances humides potentiellement dangereuses et la contamination ».

ALBERT BOURLA EN ISRAËL.

Albert Bourla a affirmé être très ému à l’idée d’être reçu par le Président de l’Etat, Itshak Herzog, mais surtout par sa visite prévue à Yad Vashem. « En tant que fils de survivants de la Shoah, c’est très important pour moi « .

Il se félicite de l’efficacité des vaccins que Pfizer a mis au point et a annoncé qu’en ce moment, l’agence américaine du médicament (FDA) est en train de débattre pour autoriser la mise en circulation d’un vaccin contre l’Omicron.

Albert Bourla a indiqué que les technologies de développement des vaccins ont beaucoup progressé et même si le virus devait muter, il serait assez rapide de trouver la parade vaccinale mais aussi médicamenteuse. Pfizer travaille actuellement au renforcement du vaccin afin qu’à l’instar de celui contre la grippe, il soit efficace pendant toute une année.

POLEMIQUES. En , le nom de Bourla apparaît dans la presse mondiale après qu’une polémique le concerne au sujet du vaccin contre le Covid-19 développé par Pfizer. En effet, il est accusé d’avoir refusé d’essayer le vaccin sur lui-même, intox qu’il dément: « Dès que je pourrai, je le ferai. Le seul problème c’est que je ne veux pas donner l’exemple de quelqu’un qui veut passer avant les autres. J’ai 59 ans, je suis en bonne santé, je ne travaille pas en première ligne, donc mon profil n’est pas recommandé pour la vaccination. »

En mars 2021, la presse israélienne rapporte qu’il n’avait reçu qu’une injection unique. Il recevra toutefois la seconde le même mois. En janvier 2022, Albert Bourla reçoit le prix Genesis de l’année (équivalent à un montant d’un million de dollars) pour avoir réussi avec ses équipes de Pfizer à développer un vaccin contre le Covid-19.

PRIX GENESIS.

La Fondation du prix Genesis a déclaré qu’Albert Bourla avait reçu le plus grand nombre de votes lors d’une campagne en ligne à laquelle quelque 200.000 personnes dans 71 pays ont participé.

Il a été félicité pour son « leadership, sa détermination, et surtout pour sa volonté à prendre de grands risques ». 

Son partenaire, BioNTech, a reçu un financement du gouvernement allemand, et Pfizer a ensuite signé un important contrat d’approvisionnement avec les États-Unis. 

Cette stratégie place Pfizer à l’avant-garde des efforts mondiaux de lutte contre le coronavirus, son vaccin étant le premier à avoir été autorisé aux États-Unis et en Europe.

Israël a été le premier pays au monde à recevoir les vaccins Pfizer en décembre 2020 après avoir passé un accord selon lequel il s’engageait à partager les données médicales avec le géant pharmaceutique.

 

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