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Special Radio J. Bonjour Ilana,

Tel-Aviv University. La Cyber Week se tiendra du 27 au 30 juin 2022. Ce grand événement international annuel sur la cybersécurité, organisé chaque année à Tel-Aviv, offre un rassemblement unique d’experts en cybersécurité, de leaders de l’industrie, de startups, d’investisseurs, d’universitaires, de diplomates et de représentants gouvernementaux.

L’événement principal est l’événement le plus important et le plus attendu de la cyber-séance chaque année, au cours duquel certains des noms les plus renommés du monde cybernétique discuteront des dilemmes et des problèmes cruciaux auxquels sont confrontés les secteurs public et privé de chaque entreprise, ville et pays dans le monde aujourd’hui.

Avec des milliers de participants venus de plus de 80 pays,  dont la France, la conférence de cette année offre un échange de connaissances, de méthodes et d’idées qui suscite la réflexion. Les événements se dérouleront sur une semaine complète et comprendront plus de 40 tables rondes, panels, ateliers, forums, concours, etc.

Isaac Ben-Israël est le patron et la figure emblématique du cyber israélien. Le Professeur et ex-Général est à la tête de la prestigieuse conférence annuelle consacrée à la cyber-sécurité, et il a été au centre de la mise en place des premières agences de cyber-défense.

Depuis 2014, dans le désert du Néguev, Israël cherche à réunir au sein d’un même lieu les entreprises privées, les chercheurs et les militaires dédiés à la cybersécurité.

Construit près de l’université Ben-Gourion, dans la ville de Beersheva, et soutenu par l’agence publique de cybersécurité, le Cyber Spark israélien a été un des modèles ayant inspiré le Campus Cyber à la française inauguré par le ministre de l’économie Bruno Le Maire, dans une tour du quartier de La Défense.

Selon la-croix.com : « Dans son rapport remis au premier ministre en 2019, Michel Van Den Berghe, géniteur du Campus Cyber, prenait le Cyber Spark pour modèle, vantant son rôle de vitrine pour les investisseurs étrangers.

Huit ans après son lancement le Cyber Spark a grandi. Au départ, il tenait dans un seul bâtiment, et il en occupe aujourd’hui quatre, reliés à l’université par des ponts aériens.

On compte 3 000 employés sur place (30 000 sont prévus à terme).

Le bilan du parc est positif selon Yaniv Harel, qui, en tant que directeur général du groupe cybersolutions pour Dell-EMC, s’est installé sur place dès le début.

« Créer quelque chose comme cela de toutes pièces, c’est un vrai défi. On ne peut pas fabriquer une Silicon Valley artificiellement, cela prend du temps. Il y aura un changement quand les unités techniques du renseignement militaire déménageront définitivement ici. »

Plusieurs bases militaires sont en effet en construction. Elles devraient accueillir près de 20 000 soldats spécialisés dans la cyberdéfense d’ici à 2026.

En Israël, l’armée est tout à la fois un vivier de compétences et un lieu où se constituent des réseaux qui comptent. La compétition est féroce pour faire son service dans les unités d’élite, fleuron de la high-tech israélienne. Elles offrent la garantie d’un futur emploi à responsabilité, parfois même avant sa démobilisation. L’esprit de corps acquis pendant ce passage obligatoire est omniprésent dans le secteur. Il s’exporte aussi, et s’entretient.

Israël a très tôt fait le pari de créer une économie de l’innovation en misant sur la proximité entre l’armée et le secteur privé. C’est la raison principale pour laquelle ce petit pays de 9 millions d’habitants est aujourd’hui un des leaders mondiaux dans la cybersécurité. Le Cyber Spark est la concrétisation de cette logique de vases communicants bien rodée, une réalité qui sera peut-être difficile à reproduire en France ».

 

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