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la ministre des Transports a demandé au ministère des Finances le transfert de 100 à 200 millions de shekels aux localités arabes pour le développement des infrastructures routières dans le cadre du plan quiquennal fixé par le gouvernement.

La demande de la ministre fait suite à la volonté de Ra’am de voir cet argent arriver directement dans les caisses des localités sans passer par des organismes gouvernementaux comme Netivei Israël. Ce procédé se pratique lorsqu’il s’agit de grandes localités, ce qui n’est pas le cas des localités arabes en question.

Le ministère des Finances a opposé une fin de non-recevoir à Mihaeli, arguant du fait qu’il n’était pas possible de transférer ainsi de telles sommes d’argent.

Pour Ra’am une telle opération aurait été très bénéfique auprès de son électorat alors que les sondages lui accordent des résultats en dents de scie autour du seuil d’éligibilité.

Pour autant, Mansour Abbas ne se dit pas inquiet pour l’avenir de la coalition et se verrait même ministre dans un futur gouvernement.

Le chef du parti Ra’am commence à faire de l’ordre au sein de sa formation politique afin de préparer le terrain à une démission de Mazen Ghanaïm, le député rebelle. En effet, s’il venait à quitter la Knesset, comme le souhaiteraient les responsables de la coalition, ce serait le numéro 6 du parti qui entrerait à sa place. Or celui-ci est considéré comme encore plus extrémiste que Ghanaïm. Abbas a trouvé la parade: ce numéro 6 a donné sa démission aujourd’hui, renonçant ainsi à entrer à la Knesset au cas où Ghanaïm partirait. Le suivant sur la liste est le maire de Rahat, considéré comme plus modéré.

Ghanaïm quant à lui pose plusieurs conditions à sa démission, notamment en faveur de sa ville Sa’hnine où il a l’intention de se présenter au poste de maire. Il a également été question de continuer à lui verser son salaire de député jusqu’en novembre 2023, s’il démissionnait et permettait ainsi à la coalition de retrouver plus de stabilité.

 

L’autre casse-tête de la coalition est le cas de la député arabe de Meretz Ghaida Rinawie Zoabi qui ne montre pas de velléités pour démissionner et qui a l’air décidé à mener la vie dure à la coalition, à laquelle pourtant elle appartient. Elle a ainsi déclaré qu’elle ne voterait jamais la loi sur la Judée-Samarie et s’est vantée d’avoir fait reculer Guidon Saar sur ce sujet, puisque ce dernier a renoncé à la présenter devant la Knesset demain, après l’échec de la semaine dernière. Par ailleurs, elle a affirmé avoir reçu beaucoup de propositions alléchantes de la part de responsables de la coalition afin qu’elle démissionne, mais elle les aurait refusées.

 

Enfin, à droite de la coalition, Nir Orbach inquiète toujours. Il aura rencontré trois fois Bennett en moins de 24 heures et ce qui ressort de ces discussions pour l’instant serait la décision d’Orbach de voter en faveur de la dissolution de la Knesset en lecture préliminaire. L’objectif est de mettre à profit le temps qui sépare ce vote des deuxième et troisième lectures pour constituer un gouvernement alternatif de droite sans avoir recours à de nouvelles élections. Sinon, Orbach voterait définitivement en faveur de la dissolution de la Knesset.

 

Les heures qui viennent sont donc critiques pour le gouvernement malgré les apparences que prennent soin d’entretenir Bennett et Lapid. Ce matin, en ouverture du conseil des ministres, le Premier ministre a déclaré  »ce gouvernement est l’un des meilleurs qu’ait connu Israël »

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