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Des dizaines d’étudiants et réservistes de Tsahal manifestaient ce mardi, devant le siège des Nations Unis à Genève, contre le rapport Pillay attendu pour juin 2022. Navi Pillay est originaire d’Afrique du Sud. Agée de 79 ans elle a été la première femme noire à ouvrir un cabinet juridique et a vivement lutté contre l’Apartheid. Elle est désormais présidente de la commission d’enquête de l’ONU sur les atteintes aux droits humains dans les territoires palestiniens et en Israël.

Cette commission a été ouverte en 2021 et a pour mission de lutter contre « toutes les causes profondes des tensions récurrentes, de l’instabilité et de la prolongation du conflit, y compris la discrimination et la répression systématique fondées sur l’appartenance nationale, ethnique raciale ou religieuse ». L’opposition israélienne, face à cette commission ne s’est pas faite attendre : la mission permanente d’Israël à l’ONU dénonçait, dès sa création, une décision «  biaisée et partiale ».

C’est dans ce contexte que la manifestation a eu lieu : les étudiants étaient déguisés en membres du Hamas et scandaient : «Nous tuons des civils, et l’ONU nous protège ». De son coté Nitsana Darshan-Leitner, la présidente de l’ONG israélienne Shurat Hadin, qui avait organisé le rassemblement s’est exprimé à propos de la commission établie par le Conseil des Droits de l’Homme : « C’est une chasse aux sorcières contre Israël. »

Adèle Goldryng

Radio J.

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