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Deux ans de Corona auront laissé des traces à l’aéroport international Ben Gourion. Quasiment inactif pendant de longues périodes et fonctionnant largement au ralenti dans le meilleur des cas, il a aujourd’hui retrouvé l’affluence des grands jours.

Mais si apparemment, la vie a repris son cours à l’aéroport, les difficultés sont bien là et la reprise n’a fait que mettre en exergue des lacunes déjà existantes.

La main-d’oeuvre de bagagistes est insuffisante et cela se traduit par des retards au chargement des avions. Parfois, le décollage doit être considérablement décalé lorsque l’avion a raté son créneau en raison de ces retards. Les compagnies aériennes se plaignent du dommage que ces incidents leur causent. En effet, pour les voyageurs ce sont elles qui sont responsables du retard, peu importe les raisons derrière.

Par ailleurs, les pilotes des différentes compagnies aériennes se plaignent de devoir passer des contrôles sécuritaires très stricts qui ne sont pas imposés aux bagagistes, qui doivent uniquement présenter la preuve d’un casier judiciaire vide. Ils ont ensuite un badge avec lequel ils circulent totalement librement.

 

Du côté de la compagnie nationale El Al, les pertes se réduisent. La compagnie a terminé le premier trimestre avec une perte de 66.3 millions de dollars contre 86 millions pour le premier trimestre 2021. Mais la compagnie précise que la reprise d’un rythme normal après le Corona a un coût important.

Parallèlement, les pilotes sont en conflit avec la direction sur la question de leur salaire qu’ils veulent voir retrouver leur niveau d’avant le Corona. En raison de ce différend, des vols réguliers sont annulés ces derniers temps.

Dina Ben Tal, la nouvelle directrice d’El Al a déclaré:  »Nous faisons face à plusieurs défis pour ce retour à la normale, qui ne sont pas moins complexes. C’est un phénomène que rencontrent toutes les compagnies dans le monde et nous devons affronter un manque de personnel. Nous travaillons d’arrache-pied pour former de nouveaux travailleurs et retrouver un rythme complètement normal ».

LPH.

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