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La startup technologique israélienne Webos vient d’atteindre une valorisation d’un milliard de dollars et son excentrique fondateur, Nadir Hackerman, n’était que trop heureux d’être interviewé pour une chaîne de télévision israélienne locale sur le succès de l’entreprise. Les pitreries de Hackerman ont fait le tour de l’équipe de journalistes : il a vanté les mérites de la fontaine à ramen, du sanctuaire pour singes et du parc à chiens du bureau et a fait un saut dans la piscine à balles avant de rendre visite au groupe de l’entreprise Codeplay, avec l’auteur-compositeur-interprète Idan Raichel.

C’était l’entrée en matière d’un sketch diffusé par l’émission satirique « Eretz Nehederet » (Un pays merveilleux), qui pointait du doigt certaines des tendances les plus farfelues de l’industrie high-tech, notamment les bureaux équipés de vastes espaces ressemblant à des aires de jeux pour enfants, de jeux vidéo, de nourriture gratuite, de bière à volonté, et de musique live, ainsi que de la mentalité « le travail, c’est la famille » destinée à maximiser le temps passé par les employés entre les murs de l’entreprise.

Comme toute bonne satire, le passage de sept minutes s’inspire de l’atmosphère réelle qui règne dans le secteur de la high-tech, qu’il s’agisse des conditions de travail, des avantages en nature et du flux apparemment gratuit de liquidités investies dans des idées parfois peu abouties ou du style de leadership charismatique de certains fondateurs.

Hackerman, interprété par le comédien Udi Kagan, est un gourou de la technologie aux cheveux longs et au verbe rapide qui évoque certains des acteurs les plus connus et les plus controversés du secteur, notamment Adam Neumann, cofondateur d’origine israélienne de la société de partage d’espace de travail WeWork.

Times of Israel.

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