En Israël le non-juif est à l’honneur au moins une fois par an. Lisez donc cet article qui va vous éclairer sur la tradition juive…
Hametz est le terme
hébraïque pour « [pain] levé », obtenu par
fermentation, au contact de l’eau, de l’un des cinq types de
céréales (
blé,
orge,
avoine,
seigle,
épeautre) mentionnés dans le
Talmud. Généralement associé à la
fête juive de
la Pâque dite
Pessa’h, il est également mentionné dans les oblations de
farine, et désigne dans les deux cas une nourriture interdite à la consommation.
La
Torah montre en plusieurs commandements l’interdiction du ‘
hametz pendant Pâque:
- Le commandement positif d’ôter tout le ‘hametz de sa maison (Exode 12:15)
- Celui de ne pas posséder de hametz (Exode 12:19, Deutéronome 16:4)
- Celui de pas consommer de ‘hametz ou des mélanges contenant du ‘hametz (Exode 13:3, 12:20, Deutéronome 16:3).
La
Loi juive interdisant d’en posséder, d’en consommer ou d’en tirer bénéfice durant la
Pâque, il en est venu à désigner l’
antonyme de «
cacher Le Pessa’h » au cours de la période de
Pessa’h.
La transgression des commandements qui s’y rapportent entraîne le retranchement spirituel du sein du peuple d’Israël.
Céréales sources de Hametz.
La
Mishna mentionne 5 espèces de céréales. Les commentateurs ont fourni des traductions usuelles, en particulier
Rachi pour la langue française. Le chercheur israélien
Yehuda Feliks, spécialisé dans l’identification des espèces bibliques et talmudiques, a proposé d’autres identifications, sur la base d’études étymologiques, et de la connaissance des plantes qui poussaient à l’époque de la Bible au proche-orient.
La recherche du ‘
hametz (démarche symbolique) a lieu à la
bougie la veille du premier jour de Pessah, et est suivie d’une prière appelée
Bedikat ‘hametz.
Tout ce qui est trouvé et tout restant de nourriture non « casher LePessah » qui n’ont pas été vus doivent être vendus à un non-Juif ou brûlés dans un Biour. Cela procède dans son jardin ou sa cour à l’échelle domestique ou bien collectivement dans la rue, en Israël et autres lieux publics ou privés autorisés.
LE PLUS Le terme de
goy ou
goï (
héb. גוי,
nation) apparaît dans la
Torah afin de désigner une « nation » pourvue d’institutions et d’un territoire, par opposition au «
peuple » (
héb. עם, ‘am), qui qualifie plutôt un groupe (ethnique) de personnes ayant des origines communes
. En effet, alors que la forme féminine de
goy (
gewiya (
גויה)) désigne le corps vivant (humain: Genèse 47:18; angélique: Ézéchiel 1:11) ou mort (humain: 1 Samuel 31:10; lion: Juges 14:8)
, la forme masculine
goy désigne le corps social, la nation (Genèse 10:5, Deutéronome 4:6)
. Dans le
Dictionnaire de la Bible hébraïque par
Marchand Ennery, goy
גוי est équivalent à
peuple, nation.
Ce terme repris par le
yiddish correspond à ce que les traductions de la Bible et la littérature biblique expriment traditionnellement en français par le mot
Gentils (du latin
Gentiles, les « Nations »), c’est-à-dire les membres des peuples non juifs. C’est le terme le plus souvent utilisé entre eux par les Juifs pour désigner les membres des autres nations.
Le mot
goy (pluriel : « goyim » ou « goym »
ou « goys »
) est admis dans des dictionnaires français depuis les années 1980 — terme présent dans le
Grand Dictionnaire encyclopédique Larousse de 1985, avec plutôt une connotation péjorative, ce qui n’est pas le cas partout ailleurs
.
Le sens du terme a évolué selon les époques, l’usage biblique du terme n’étant ainsi pas celui du
Talmud, ou de la période contemporaine
.
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