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L’OMS se préparer à d’éventuelles attaques chimiques en Ukraine

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) se prépare activement dans l’éventualité d’attaques chimiques en Ukraine, a déclaré jeudi son directeur régional pour l’Europe. « Compte tenu des incertitudes de la situation actuelle, rien ne garantit que la guerre n’empirera pas », souligne Hans Kluge dans un communiqué envoyé aux journalistes présents à Lviv, dans l’ouest de l’Ukraine. L’OMS étudie tous les scénarios et prépare des plans pour répondre à toutes les situations qui pourraient affecter le peuple ukrainien, des soins à apporter à un afflux massif de victimes aux conséquences d’attaques chimiques », dit-il sans autre précision.

Les pays occidentaux ont exprimé à de nombreuses reprises la crainte que la Russie puisse recourir à des armes chimiques en Ukraine, la Russie accusant de son côté Kyiv de se préparer à utiliser de telles armes contre son propre peuple pour pouvoir accuser Moscou. Hans Kluge a précisé que l’OMS avait livré jusqu’à présent plus de 185 tonnes de fournitures médicales, et que 125 tonnes supplémentaires étaient en cours d’acheminement.

Zelensky exhorte la Grèce à « exercer son influence » au sein de l’UE

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exhorté la Grèce à « utiliser son influence » en tant que membre de l’Union européenne pour aider Marioupol, ville « presque détruite » par les forces russes, lors d’un discours télévisé en direct devant le Parlement grec. « Marioupol a besoin d’un soutien imminent », notamment par l’aide humanitaire, « les Russes l’attaquent avec des forces terrestres, aériennes et maritimes (…) mais avec le soutien de la Grèce, nous allons gagner », a affirmé le président ukrainien invité à parler devant le Parlement par le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis

L’embargo sur les importations de charbon russe ne prendra pleinement effet qu’à la mi-août

Les représentants de l’Union européenne devraient s’accorder ce jeudi sur un embargo sur les importations de charbon russe qui prendrait pleinement effet à la mi-août, soit un mois plus tard que ce qui avait été initialement proposé, a déclaré une source européenne à Reuters. Cette décision intervient à la suite de pressions de l’Allemagne, premier importateur de charbon russe dans l’UE, pour retarder l’entrée en vigueur d’une telle mesure. La suppression progressive des importations de charbon russe est la mesure phare d’un cinquième train de sanctions contre la Russie que la Commission européenne a proposé cette semaine, en réaction à la découverte de crimes de guerre présumés commis par l’armée russe dans la ville ukrainienne de Boutcha. Une fois adoptée, elle sera la première interdiction par l’UE de toute importation d’énergie en provenance de Russie depuis le début, le 24 février dernier, de ce que le Kremlin qualifie d' »opération miliaire spéciale » en Ukraine.

Dernière chance pour les civils d’évacuer l’Est de l’Ukraine

Les jours à venir seront pour les civils de l’Est de l’Ukraine « la dernière chance » d’évacuer la région, ont averti les autorités locales sur fond de crainte d’une offensive majeure de l’armée russe. « Les prochains jours sont peut-être la dernière chance pour partir. Toutes les villes libres de la région de Lougansk sont sous le feu ennemi », a alerté sur Facebook son gouverneur, Serguiï Gaïdaï, indiquant que les Russes « étaient en train de couper toutes les voies possibles de sortie ». « N’hésitez pas à évacuer », a-t-il martelé, après avoir assuré plus tôt sur Telegram que les autorités « n’autoriseront pas de deuxième Marioupol », en référence à cette ville portuaire du sud de l’Ukraine assiégée et dévastée par l’armée russe depuis fin février. La situation à Roubijne et Popasna, deux villes de la région de Lougansk, « se déteriore », a-t-il ajouté. « Les évacuations sont compliquées » et « il n’y a pas un hôpital de la région qui soit toujours intact ». « Nous sortirons des gens par autocars jusqu’au dernier jour, jusqu’à ce que les Russes lancent une attaque », a-t-il toutefois dit.

11h12- Moscou interdit Google de publicité

Le gendarme russe des télécommunications a annoncé jeudi interdire à Google de faire sa publicité en Russie, accusant sa plateforme YouTube de diffuser de fausses informations sur les forces russes engagées en Ukraine. Moscou a engagé une répression tous azimuts pour juguler la diffusion d’informations ne correspondant pas à la ligne officielle. « YouTube est devenu une plateforme clé pour la diffusion de +fakes+ sur l’opération militaire spéciale sur le territoire de l’Ukraine, discréditant les forces armées russes », indique Roskomnadzor, qui reproche aussi au site de publier les contenus d' »extrémistes » ukrainiens. Il l’accuse encore de censurer les médias d’Etat russes, dont les chaînes YouTube ont été fermées. En conséquence, Google n’aura plus le droit « de faire la réclame de Google LLC » et de ses plateformes en Russie.

Challenges.

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